Bref, j'écoutais au travail l'incontournable album LIFTED or The story is in the soil, keep your ear to the ground, pièce maîtresse de l'oeuvre de Bright Eyes, lorsque les paroles de la pièce de clotûre, intitulée Let's not shit ourselves, ont soudainement frappées mon imaginaire. Oberst y critique à peu près tout ce qu'il a déjà voulu et pu critiquer en rafale, des critiques de disques à l'objectivité des médias en passant par le système d'éducation. Il en arrive néanmoins à la conclusion suivante:
"I should stop pointing fingers: reserve my judgment of all those public action figures,
the cowboy president
So loud behind the bullhorn
So proud they can't admit when they have made a mistake
While poison inks spews from a speechwriter's pen,
he knows that he don't have to say it,
so it don't bother him.
Honesty, Accuracy are really just Popular opinion"
Voilà qui résume bien, selon moi, l'idéologie derrière le fait qu'un président dont la cote ne cesse de descendre peut continuer à faire comme si tout allait bien et enfoncer son pays et par extension l'économie d'un continent dans une guerre perpétuelle et sans issue.
Qu'il agisse de la sorte dans la situation où il se trouve est presque normal, considérant qu'il est noyé dans sa foi et pense probablement sincèrement faire la bonne chose (tout comme ses alter-égos extrémistes); là où le bat blesse c'est que je n'arriverai jamais à comprendre comment il peut toujours s'en tirer indemne.
Jamais rien ne l'a menacé dans ce pouvoir qu'il exerce de façon égomaniaque et au dessus de tout. Et c'est là que les paroles de Conor Oberst prennent toutes leur sens, dans cette mesure où il va seul, ne voit rien de ce qui se passe, mais rien ne l'arrête, car les médias les plus présents le supporte, tout va dans son sens. Des erreurs, il en a faites, il en fait en ce moment et il en fera encore, mais pour le bien et la fierté du pays, il ne faut surtout pas le dire...
Tout cela pour dire que Bush aurait apparemment finalement rencontré cette femme qui a établie un campement devant son ranch depuis quelques semaines et n'aurait pris le temps que de lui dire une seule phrase: "Vous devriez être fière que votre fils aît perdu sa vie au nom des États-Unis". Comme ca a du être réconfortant. Take off the bullhorns, the man desperatly needs to see.
Part 2
Un autre extrait de la même pièce résume quant à lui l'attitude des médias qui laissent le tout aller:
"And each new act of war is tonight entertainment.
We are still pawn in their games.
As they take eye for an eye,
until no one can see,
and we must stumble blindly forward,
repeating history."
Quand allons-nous réagir? Trop tard probablement. Comme ce fut le cas pour la guerre en Irak. Pendant ce temps, plus de 816 civils sont décédés en Irak aujourd'hui après une réaction due en large partie à un climat de psychose découlant directement de la situation instaurée par les américains. Mais qu'à cela ne tienne, les médias de nos voisins ont beaucoup plus important comme manchette.












