31.10.05

Quand le slogan est aussi gagnant que l'image

Worst looking candidate ever

Trois-Rivières regorge décidément de fantastiques pancartes électorales... mais ce sympathique gaillard découvert par Amélie dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap s'est surpassé. La moustache, le "sourire" et le pouce en l'air font de ce type un candidat gagnant aux élections municipales, mais je vous invite à porter une attention particulière au sensationnel slogan au bas de la pancarte... Cette phrase devrait convaincre l'indécis en vous.

Tout simplement imbattable.

30.10.05

R.I.P.?

Bien qu'il m'est lucide de croire que les personnes impliquées ne liront jamais le 321B!, on ne sait jamais quel fan peut tomber sur cette page...

Je feuilletais donc le NME ce matin pour constater avec effroi que le groupe Queen tourne en ce moment avec un nouveau chanteur, Paul Rodgers. Or, Queen = Freddy Mercury. Freddy Mercury = un des plus grand artiste de la musique contemporaine. Donc, en somme, il est irremplacable, encore plus dans la mesure où il était celui qui faisait tout, écrivait tout, menait ce groupe... Queen sans Freddy Mercury a beau avoir Brian May dans ses rangs, ce n'est néanmoins pas Queen. Le groupe bafoue la mémoire d'un artiste accompli, reposant en paix d'une mort tragique qui a marquée le réel collectif et ouvert les yeux du monde entier sur la réalité du SIDA et du destin tragique d'un nombre important d'homosexuels, le tout en plus d'engendrer l'un des concert hommage les plus important des vingt dernières années. Bref, j'étais prêt à oublier l'épisode du remplacement par le toujours plus pathétique Robbie Williams (qui n'avait duré que le temps d'une pièce), mais une tournée complète avec le groupe portant le même nom et jouant les mêmes chansons en remplacant l'âme du groupe, ca ne passe tout simplement pas.

Cela s'ajoute à l'épisode des Doors, dont deux membres restant se sont attribués Ian Astbury en remplacement de Jim Morrison avant de se rebaptiser Doors of the 21st century pour reprendre les mêmes pièces en concert éternellement. Jim Morrison est une légende et un leader irremplacable également, encore plus quand vient le temps de rendre ses poèmes en musique... Ca aura pris la poursuite du membre restant ayant refusé l'aventure pour que le groupe soit forcé de changer de nom et se nomme maintenant horriblement DC21.

Et là le ridicule est poussé à ses limites par INXS qui auront fait une émission de télé-réalité pour remplacer Michael Hutchence, qui s'est pendu derrière une porte de chambre d'hôtel avec sa ceinture en 1997, et sortir un nouvel album avec une tournée conjointe en conservant le même nom. Nouveau chanteur dont, selon la revue Rolling Stone, le pathétisme du talent de chant et du style n'ont d'égal que le ridicule de son nom, J.D. Fortune... Comment bafouer la conscience d'un leader qui s'est enlevé tragiquement la vie en continuant son oeuvre... sans lui?

Est-ce vraiment tout ce que ces créateurs auraient voulu? Il est permis d'en douter... Lorsque le leader de Joy Division, Ian Curtis, est tragiquement décédé à l'aube de leur première tournée en Amérique, les membres restants ont continués sans lui, mais ont eu la décence de changer de nom et de poursuivre leur activité sous l'appellation New Order. Genesis a changé trois fois de leader, mais chaque fois le nouveau remplacait quelqu'un qui était parti de son plein gré et qui était toujours vivant. Pouvez-vous imaginer Mick Jagger perdre la vie dans un accident de voiture demain matin et les Roling Stones continuer sans lui sous le même nom après sa mort? Imaginer Bono perdre la vie tragiquement et U2 continuer une tournée avec un remplacant? Ça n'a pas de sens non? C'est pourtant ce qui se produit avec les groupes sus-mentionnés.

Voilà donc où est le problème: des membres restants sans scrupule flairant la bonne affaire et exploitant leur passé se lance dans une reconquête nostalgique de leur public passé et le font au prix des âmes de ceux à qui ils doivent tout. Et c'est le public qui est à blamer, celui qui se déplace, qui les encourage, qui croit qu'il assistera à la prestation de ses enfants chéris sans réaliser que ce n'est guère plus qu'un groupe hommage.

Et tant que ce public existera, les morts ne pourront dormir en paix.

Guy Julien m'explique tout.

AVERTISSEMENT: Oui, j'ai parti pris dans ce texte. Sans le cacher, je ne voterai pas pour Guy Julien aux élections municipales de Trois-Rivières. Ce texte reflète mes opinions, pas nécessairement celles de l'équipe du 321B! -JP

Nous avons la chance à Trois-Rivières d'avoir deux candidats à la mairie pour les élections 2005, l'un est un ex-entrepreneur, l'autre un ex-ministre du gouvernement péquiste. À mon arrivée en sol trifluvien il y a de ça maintenant 10 ans, le maire en place était un notaire du nom de Guy Leblanc, sont but principal était de faire écrouler la ville sous de faux projets rassembleurs tel l'achat d'un coq en bois géant installé à côté de l'Hôtel de ville, la venue des Jeux du Québec et des nouveaux panneaux de signalisation à l'entrée de la ville qui indique " Trois-Rivières: ville d"histoire et de culture - Fondée en 1634". Merci M. Leblanc.

À l'époque du maire Leblanc, il y a avait un député barbu au veston de cuir qui flânnait dans le coin, un quasi fantôme du nom de Guy Julien, aujourd'hui candidat à la mairie contre le maire actuel, Yves Lévesque. En lisant différents discours de M. Julien, je suis tombé sur celui qui traite du 375e anniversaire de la ville. Un projet rassembleur oui, mais un enjeux électoral ? Pas vraimant. Mais pour M. Julien, tout semble y passer.

«Lundi dernier, j’annonçais, mon intention d’utiliser le 375e anniversaire de fondation de Trois-Rivières, qui aura lieu en 2009, comme un catalyseur pour stimuler et orchestrer le développement urbain de la ville.

En ce moment, il n’y a pas de véritable plan de match pour développer la trame urbaine de Trois-Rivières et du côté de la mairie, on ne semble pas se demander vraiment ce que les citoyens veulent et ces derniers ne sont pas consultés* : le développement se fait à la pièce, au gré des promoteurs qui passent.»


*Le centre-ville de Trois-Rivières a été complètement renové, la ville dépense une fortune sur un programme de revitalisation des premiers quartiers et elle flambe son argent dans des rénovations à la rue Thibeau Nord et le Blvd Ste-Madeleine au Cap, des artère commerciaux qui n'attire réellement que la clientèle très locale. Le maire Lévesque pourrait tout dépenser sur le centre-ville de Trois-Riv. mais pour assurer une harmonisation des villes fusionnées, il injecte des fonds dans les autres secteurs.

« je vais mettre en place le Groupe de travail pour le renouveau urbain chargé d’amorcer une grande réflexion sur l’avenir de notre cité. Ce groupe devra consulter, proposer et, finalement, structurer les démarches pour passer de la vision à la réalisation.»

Un comité c'est bien, pour organiser une fête de quartier. Ce qu'il nous c'est une équipe d'action, une équipe de planification, qui est payée pour proposer et AGIR.

«Si Shawinigan a eu son Centre sportif, c’est qu’un comité a été mis en place pour amorcer les démarches»


Si Shawinigan mettait plutôt ses priorités à la bonne place, elle aurait pensé à améliorer son paysage économique, sa qualité de vie pour les jeunes et par la suite, une nouvelle niche pour l'équipe d'hockey.

«J’irai plus loin, en demandant s’il n’est pas nécessaires que Trois-Rivières, seule ou en partenariat avec d’autres organismes, redonne une place plus importante au domaine public de ce développement ( Trois-Rivières sur St-Laurent). Peut-être est-il possible, en collaboration avec d’autres institutions : collèges, université, de développer une véritable place publique, des espaces qui façonneront pendant des années le visage de notre ville. Il faut, minimalement, que les citoyens soient consultés à ce sujet.»


e
Avec de merveilleux terrains avec vue sur le fleuve, M. Julien voudrait y voir davantage de public dans un projet qui pourrait bénéficier d'un coup de pouce du privé. L'argent remise par le privé pourrait par la suite servir au logements sociaux mais également à la revitalisation des quartiers voisins des terrains de l'ex-Tripap, qui en ont véritablement besoin. Voilà quelque chose qui façonnerait la ville pendant des années à venir. Il faut consulter les citoyens oui, mais soyons également réalistes. Et finalement:

«Notre Centre-ville aurait-il aujourd’hui la même vitalité sans le parc portuaire? Sans son marché, sans la rénovation de la salle J.-A. Thompson ou encore la Construction du Palais de Justice et du Musée? Qu’a laissé le Maire sortant en héritage?

Si à long terme on veut retenir des jeunes à Trois-Rivières et contribuer à assurer une relève aux entreprises, il faut créer un milieu de vie attrayant. Des grands projets peuvent contribuer à redonner confiance.»


Notre centre-ville ne serait pas ce qu'il est actuellement sans l'intervention du maire Lévesque. Drôlement, obtenir les subventions pour le Palais de Justice était un dossier prioritaire pour M.Julien lorsqu'il était député... l'obtenir aura pris beaucoup trop de temps. Le Musée ? Une idée de M. Julien et M. Leblanc... un flop total jusqu'à la relance lorsque le maire Lévesque repris les choses en main.

«Il est un moment, dans l’histoire d’une ville, d’une collectivité, où il faut faire preuve de vision et de courage. Un moment à saisir pour construire pour investir dans son futur. Je vais préparer le terrain, comme je l’ai fait auparavant, pour que Trois-Rivières se dote d’équipements et d’espaces qui un jour, constitueront des joyaux pour la collectivité, des éléments de patrimoine qui feront notre fierté et celle de nos enfants.»


Exactement, préparer, planifier, mais pas agir.

26.10.05

Que fais-tu ? Où est tu ? Est-ce que j'existe toujours pour toi ?

0745: J'arrive au bureau question de prendre mes 45 courriels.
0815: Je me donne 2 min pour aller pisser.
0830: Je vois le gars du ministère d'en haut qui rentre au travail.
1000: Le gars du ministère est dehors entrain de fumer pendant sa pause.
1025: Le gars à la cravate payé par mes impôts, retourne au travail.
1145: La gang du ministère part bouffer ensemble au resto.
1315: La gang en fume une avant de rentrer au bureau.
1500: C'est le temps de la pause.
1520: «Faudrait rentrer ?», dit un des fumeur du ministère.
1645: Partir plus tôt permet d'éviter le traffic de Trois-Rivières. (Quel traffic ?)

Morale de l'histoire : j'aimerais bien un emploi au ministère.

Message à Simon 2

Bonne chance!
Ca me rappelle le bon vieux temps, quand j'habitais si près de toi (enfin, plus que maintenant). Ha l'Estrie, quelle région. Ici au moins elle fond majoritairement au sol. Mais bon, je t'appuie.

Sincèrement,

-KP (mg)

Il neige

Oui oui de la vraie neige. Quelle merde. Je prendrais bien une photo, mais je ne voudrais que vous passiez votre journée déprimé.

Et nous ne sommes qu'en Octobre. L'hiver sera long, très long. Tout autant que l'été fut chaud, très chaud.


Histoire de me changer les idées et d'oublier cette neige après être allé jouer au badminton, j'ai fait ce soir quelque chose que je n'avais pas fait depuis fort longtemps (à vrai dire, l'avais-je déjà fait?) et je me suis rendu au cinéma... seul. Pour ajouter au sentiment de solitude crasse, nous n'étions que deux personnes au total dans ce qui constitue ironiquement la plus grande salle du cinéma pour visionner 36 Quai des Orfèvres. Impossible de ne pas penser au chef d'oeuvre Heat de Michael Mann et ce, sous toutes les coutures du film. Que ce soit dans le récit, la direction photo, mais surtout la rencontre au sommet entre deux monstres sacrés du cinéma: Gérard Depardieu et Daniel Auteuil.

Deux policiers qui devront s'affronter afin d'atteindre le même idéal professionnel, chacun à leur manière qui diffère grandement de l'autre. Depardieu y joue une ordure, Auteuil l'est aussi à sa façon, mais les deux sont tout aussi bornés. Il n'y a pas là la moindre matière à rire et Gérard D. y retrouve tout son aplomb, toute la force et le talent dont on le sait capable, mais dont il ne nous fait pas toujours grâce. Une facture cinématographique parfaitement réussie et un récit qui ne peut laisser personne indifférent. Tout cela sans compter que le scénario est basé sur des faits réels... Robert De Niro a même acheté les droits d'adaptation à travers sa boîte de production, alors rien à ajouter.

Bref, probablement le film français de l'année sur nos écrans et après tout, il faut que j'aie drôlement confiance en un film tout court pour me rendre premièrement au cinéma (y était-je allé cette année?) et encore plus seul...


Message à Simon: s'il te reste des films à aller voir en bénificiant de ta carte-cadeau, je mets toute la pression. Sinon, pour les autres, hé bien payez ca vaut la peine! Pour une fois que ma suggestion n'est pas dans le domaine de la musique...

24.10.05

Un débat vain

Le téléjournal Mauricie présentait ce soir un débat entre les deux candidats à la mairie de Trois-Rivières. Des questions relativement constructives et bien ciblées, des réponses étonnamment pas trop évasives, bref un seul problème: une cacophonie totale. L'animatrice n'a pas nécessairemement fait ce qu'elle a pu et perdait régulièrement le contrôle, Yves Lévesque tentant de répondre pendant que Guy Julien s'insurgeait à voix haute en levant les yeux au ciel à plusieurs reprises. Et l'animatrice de tenter à peine de s'interposer alors qu'elle aurait normalement eu la tâche de faire cesser le boucan.

Un débat qui a donc tourné à la bagarre polie, mais tout de même un peu décevant. Guy Julien n'aura néanmoins que répéter les trois éternelles phrases qui se retrouvent sur ses pancartes (qui commencent d'ailleurs à déteindre dangereusement au soleil) et à proner l'unisson du conseil. L'utopie, je veux bien, mais s'il faut attendre que tous les seize membres du conseil municipal soient d'accords avant de prendre chaque décision, disons que la ville n'ira pas vraiment de l'avant et que nous ne sommes pas près de prendre la moindre décision.

Tout cela alors que dans l'autre coin, Yves Lévesque y allait d'attaques un peu plus personnelles. Il a néanmoins soulever dans sa phrase de clotûre le point qui me tracasse depuis le tout début (en d'autres termes): Pendant toutes les années où Guy Julien a été député de notre région puis ministre (il était donc en excellente position et détenait un certain pouvoir), hé bien toutes ces années nous avons été la capitale nationale du chomage... Étrangement depuis quatre ans tout va mieux.

Un débat donc un peu vain où Guy Julien a tenté d'enterré Yves Lévesque qui lui lisait un peu trop ses notes et aurait peut-être du enlever ses lunettes du bout de son nez pour s'adresser à la caméra. Tout de même amusant que le même Guy Julien qui semblait si fier de lui et ne cessait de lever les bras et les yeux au ciel soit soudainement devenu si calme à la fin: à la question surprise "Que faire avec le repaire des Hells Angels sur notre territoire?", il part à rire et répond rapidement "Je vais laisser mon adversaire répondre". C'est ce que j'appelle se dégonfler.

Résumons: Si Yves Lévesque ne l'emporte pas le jour d'élection, je ne vois définitivement pas où Guy Julien aura été chercher ses appuis et sur quel "plan de match" ceux-ci l'auront appuyés... mais en tout cas il aura remonté toute une côte. Parce que définitivement, pour l'instant, il est en bas et il pédale très fort. Mais apparemment pas encore suffisemment.

22.10.05

Pioneer DV-578A

Une autre semaine de faite...

Ce qui paraissait interminable lorsque j'étais jeune semble maintenant durer une fraction de seconde. Heureusement que je peux maintenant profiter de la notion de samedi matin pour me reprendre en main et exercer mon droit de repos. Seulement voilà, je travaille exceptionnellement ce soir pour superviser une représentation à la Salle alors JP et moi vivrons le même calvaire pendant quelques heures... Et je passerai apparemment le reste de la journée à ramasser les trop nombreux morceaux d'arbres que les restes de Katrina ont déracinés sur notre humble demeure. Je l'aurais bein fait avant, mais treize jours de pluie consécutifs nuisent aux projets.

Vous vous rappelez la très impertinente pancarte électorale du candidat/conseiller Jean-François Caron qui apparemment sans mauvais jeu de mot voulu déclare ouvertement avoir "de la graine de maire" (alors qu'il n'est même pas candidat comme maire, mais bien conseiller!), hé bien cette oeuvre à part entière est passée à Infoman comme une des pire pancarte observée inter-Québec de toutes les campagnes qui battent leur plein présentement. Ce n'est pas peu dire! Comme quoi le ridicule ne tue pas, ce sans quoi ce conseiller aurait été retrouvé sans vie depuis des semaines...

J'ai profité de mes nombreux déplacements en voiture cette semaine pour réécouter du début à la fin l'album du spectacle de Joseph Arthur à Montréal où je me trouvais le 30 septembre dernier (l'idée de vendre les enregistrements des concerts à leur sortie est décidemment de plus en plus répandue) et j'ai été subjugué par à quel point c'était excellent et rempli d'émotion. Définitivement de plus en plus parmi mon top annuel; seulement les versions en concert sont si épurées et différentes que je tente présentement de refaire le tour de tout ses albums que je connais moins afin de retrouver tout ce qu'il a joué, c'est tout simplement subjuguant à quel point rien ne se ressemble. Les paroles de celle qui joue au moment où j'écris ces lignes sont tout de même étonnemment de circonstance:

"Tomorrow's coming again
So fast it's already today"

Je ne saurais mieux dire.


P.S.: Si jamais quelqu'un possède l'excellent jeu de Super Nintendo (oui oui Super Nintendo) Top Gear 2 en bon état et ne sait plus quoi en faire, faites-moi signe je suis désespéremment en besoin de jouer nostalgiquement et mes recherches sont jusqu'à maintenant infructueuses!

Update condition

72 heures plongé dans le monde maritime et voilà que je viens de passer à travers ce qui semble être le pire... le déchargement et les arrivées/départs de nuit. J'ai eu la chance de monter à bord d'un cargo Russe, joliement décoré en rouge un peu partout... hummm témoin d'un passé disons teinté d'un soupçon communiste ? Et encore une fois, j'ai eu affaire avec les matelos de la Korée, qui devraient débarquer sous peu pour venir dépenser leur argent US dans les bars trifluviens et très probablement au Scrabble, l'unique bar de danseuses au centre-ville qui emploie des étudiantes en communication sociale...

Bien que je ne sois pas du tout dans le domaine de communication, rien ne m'empêche d'observer et de noter des faits, gestes et paroles qui communicationnellement parlant sont très intéressants. Je devrais, quand j'aurai davantage de temps, vous parler de la corrélation entre le langage des hommes ( qui inclus trop souvent le mot «suce»), et tout probablement la grosseur de sexe et rang social dans le groupe. Un sujet incroyablement intéressant croyez moi.

Je vous laisse sur l'expression de la fin de semaine, entendue vers 0330 cette nuit: « Ça vas être serré en prêtre chauve ça !»

21.10.05

ETC/D 0400 Trois-Rivieres

What an odd and yet interesting but strange world i'm woriking in now... the "underground" or should I say "underwater" world of maritime transport is quite different from the normal 8 to 5 working world. Up to now i've had the chance to meet American Rednecks on a tug boat which wasn't the cleanest ship i've seen in my life in the Navy ... there is also a greek ship where the captain has his men wrapped around his "little" finger and who portraits the perfect stereotype image of a greek man with wavy swavy hair and a goat-tee... just a couple of pounds too many, but then again i'm guessing the food must be good on board. Oh yes, let me not forget the koreans who with filled-up pockets of US dollars will soon be roaming through the streets of Trois-Rivières in search of a strip joint. I know, I gave them the adress myself. But then again, what can you expect from a gang of guys who have been sailing for the past 45 days non-stop ? If you were one of those guys, you too would be heading from the local nudy parlor.

I wrote and email to Karl telling him I missed writing press releases and that I wasn't surea about the job, it must have been because of my crappy morning with an incredible headache that wouldn't stop... neither did the work, but I guess it's all part of the game. Seems, to what my boss has been telling me, that I arrived at the worst possible week they've had in months. Double lucky me.

Well, tonight I have 2 shios leaving and 2 ships arriving in two different ports. I have to be there for pretty much everything. So I should finish around 4 am. Did I mention i'm probably working saturday-sunday too ? :)

The moral of the story : Koreans really are that small.

19.10.05

C'est le début d'un temps nouveau

Alors que je débute officiellement mon emploi en tant que super agent maritime dans un monde qui n'a tellement aucun lien avec mon bacc. que j'en ris presque et dont personne mise à part les acteurs qui travaillent dans le monde maritime savent réellement ce qu'est un agent maritime, je me suis dis qu'il ne fallait pas que j'oublis le 321B! Après tout, on a passé de bons moments ensembles eh ? Bref, l'important c'est de travailler et aimer ce que je fais. Ça je vous en rejase d'ici quelques mois!

Bon, samedi dernier Judy, Catherine, Karl et moi avons tenu notre premier souper commun, débordant de bon vin, bonne bouffe et pour finir...des brownies maison et un verre (ou deux de porto). Voici quelques photos... PS: Est-ce que quelqu'un de la région peut m'envoyer le foutu courriel mettant en vedette Robert Pilote et le maire/candidat Yves Lévesque ???

Igloo prise II
Quoi Cath ?
Shht ? Karl it's supper time !
Igloooooo

18.10.05

Toutes mes congratulations!


Il était évident qu'une telle situation ne pouvait perdurer et que ton potentiel allait tôt ou tard être remarqué/ convoité...

Te voilà donc sur le marché du travail! Et en plus tu sors gagnant sur toute la ligne. Je vais donc me coucher, mais la tête reposée en sachant que désormais nous pourrons à nouveau vivre de bonheur, manger le midi en toute quiétude, se rendre à Boston à nouveau (puis New York...) et se confectionner des manteux en tweed pendant nos désormais moins nombreux temps libres.

Alors à JP qui possède enfin en emploi et pertinent en plus, tous ensemble on te dit: FÉLICITATIONS!

Je te livre tes morceaux de robot que tu te remportes le plus rapidement possible. Reste à espérer que tu t'habitueras plus rapidement que moi au biologiquement illogique 8 à 5. Longue vie à nos emplois et vivement la retraite, on pourra commencer à planifier les projets.


P.S.: Je tentais d'inclure une photo de type "célébration" pour l'occasion, mais il n'y en a aucune où nous apparaissons mutuellement. Faudra donc fêter pour avoir des photos. Zut.

15.10.05

Nécrologie

So sad. You guys could have made it big. Thanks anyway.

14.10.05

Un peu trop de Star Ac pour ce candidat



Décidemment la compétition de pancartes électorales poches est loin de tirer à sa fin. Je vous laisse donc tout le plaisir d'admirer le slogan de ce candidat qui, définitivement, consomme un peu trop de télé-réalité.

En lui souhaitant que le village entier téléphone pour le sauver.


All hail PKP

Nous avons tous entendu parler de cette histoire particulièrement ironique où le fabuleux hélico de TVA a filmé avec fierté une scène où une personne tentant de fuir après un vol à main armé est arrêtée puis brutalisée par les policiers montréalais. Or, deux jours plus tard, cette personne en question se révèle être la sœur de Pierre-Karl Péladeau et bien sûr fille de feu (il brûle probablement en enfer) Pierre Péladeau.

Nouvelle subjugante s’il en est une, elle fut rapportée et traîtée abondamment par tous les médias ; il s’agit, au fond, de la fille de l’une des famille les plus riche au Canada qui commet un vol à main armé avec un complice pour se procurer des cigarettes. Bref, tous les médias sauf ceux de Québécor. Ahurissant. Eux qui faisaient leur fierté nationale de ces images, nous les montrait le ventre gonflé grâce à leur saloperie d’hélicoptère, se retrouvent maintenant à relayer cette nouvelle au simple fait divers… Bien qu’inacceptable, cela est jusqu’à un certain point compréhensible connaissant le passé dictatorial des activités de Québécor. Ce quoi l’est moins, c’est que les journalistes emboîtent le pas. Qu’ils ne disent rien, qu’ils acceptent le fait et qu’ils omettent de parler soudainement de ce cas sans se plaindre. Il existe un Conseil de presse au Québec, et s’ils envoient leur plainte ailleurs qu’au secrétariat, une action concrète et précise risque de s’en suivre. Bonjour désinformation.

Depuis quand doit-on un respect sans borne à ce despote contrôlant qu’est PKP ? Il possède une importante chaîne de magasins dits "de culture" et de nombreuses étiquettes de disques puis maisons d’édition dans le simple but que la culture ne passe que par lui, le quotidien le plus lu, les clubs vidéos les plus présents sur notre marché et tente de faire de Vidéotron un Rogers à l’échelle québécoise sur lequel tous les québécois dépendent… Sans compter ses conditions de travail qui sont parmis les plus mal percues au monde, John Kerry avait été jusqu’à en faire une importance place parmi ses enjeux électoraux. Peu importe ce qu’il pense, nous ne lui devons rien et ne sommes pas obligés d’embarquer dans son stupéfiant nivellement par le bas. Alors pourquoi plier aussi facilement, se laisser marcher dessus ? Parce qu’il a de l’argent ? L’argent ne sert à rien sans le pouvoir qu’elle peut exercer.

Je parlais ce matin à une amie animatrice à une importante chaîne de radio, elle me disait avoir traitée de l’histoire en début début d’émission, vers 6h, alors que la plupart des gens dorment encore… « de cette façon, ça passe mieux ». Comment ? Il ne faut discuter de rien de négatif au sujet de cet homme en heure d’écoute ? C’est tout simplement triste.

Et il est grand temps de changer ce sentiment.

Karl?

13.10.05

Memories of a flawless drinker

Did I forget to mention everything between Judy and me are back to normal ? Yeah, well Charles-Philip is probably still around and somehow i'm not as worried as I was a couple of days back. I'm guessing trust has alot to do with it.

Anyways, as I was ridding back home from Rawdon (beautiful village by the way...), I heard about the whole Péladeau thing, prouves that rich people can go crazy also sometimes. Another thing, we were lucky enough to have the PQ candidates in town yesterday for their debate, I wasn't downtown but to what Karl told me, seems like the PQ transformed our town into a circus ? Seems like the debate wasn't all that it was supposed to be, but then again I wasn't expecting the candidates to stay on their primary subjects either... we could have asked them to debate over China going on the moon and somehow they would tranformed that subject into why we should vote YES at the next referendum. Absolutly no logical link, but they would found one anyways.

Karl and I went out to the university's student bar the Chasse Galerie last night ( a special thanks to Maï-Lan for letting us in), and after realising that 80 % of the crowd was born in 1986 that made us feel old. Yeah, I'm guessing we're gonna have to accept that one sooner or later.

And finally, scootering season is almost over. Yes, i'm changing my oil soon and locking my swifty Vespa up for winter. That makes very sad, up to a point that I might just drop a tear the day i'll push her into the yard cabin for a long winter sleep...**sniff**

11.10.05

Élections de mauvais design à Trois-Rivières

Il semblerait que certains candidats aux élections municipales de Trois-Rivières se sont donnés comme mission d'avoir la pire affiche électorale en ville. Peut-être le mauvais design attire-t-il plus de votes, cela reste à prouver je crois. Néanmoins, le candidat Jean-François Caron, le dauphin du maire Lévesque lors des élections en 2001 et maintenant un des ennemis jurés de celui-ci, nous offre une merveilleuse affiche trop grande pour les yeux, un peu comme ses sourcils. Désolé, trop facile.

Ah jean-François...
L'affiche de M. Caron mesure un bon 6pi de hauteur par 4pi de largeur. L'écriture, elle, mesure environ 20 cm, rendant la lecture de cette dernière impossible. Il a tenté je crois, de bourrer son affiche avec le maximum d'information possible dans un espace qui ne devrait que contenir quelques phrases attrapantes du genre : «Un homme d'action!». À la place, M. Caron nous fait resortir les titres qui le concerne qui ont parus dans le quotidien Le Nouvelliste. Entre autre la plus marquante: « De la graine de maire », qui par son double sens peut laisser à l'imagination perverse beaucoup trop de jeux.
De la graine de maire

Laissant les passants en confusion totale par le bourrage de messages et aucune précisions, l'affiche de M. Caron beaucoup à désiré. Il faudra, si il gagne ces élections, qu'il pense mettre un peu plus d'argent au niveau d'un graphiste professionnel question de sauver son image.

Joan Lefebvre nous offre un bijoux dans le quartier voisin de celui de M. Caron, mais qu'est-ce qu'il a ce coin là... Bref, avec son bleu pastel dans les cheveux, sur son gilet et sur son affiche, elle n'insprire pas l'énergie qu'elle désire tant mettre à l'avant mais plutôt le calme d'une femme qui se peigne toujours les cheveux avec un scrounch en 2005...

Joan !


9.10.05

Nostalgie tricolorée

Jean Béliveau, invité à Tout le monde en parle sur les ondes de la SRC a su faire revivre chez moi de grands moments, de grands sentiments, bref le sentiment de fierté et d'attachement entre la sainte flanelle et moi.

Je n'ai jamais été un énorme fan de hockey, élevé à Toronto, je me suis longtemps demandé si j'étais un Leaf ou un Habs, mais au fonds de moi je savais que mon coeur avait un CH de tattoué dessus. Mais pour moi le hockey ce n'étais pas les Patrick Roy et Doug Gilmour de ma jeunesse mais plutôt Howe, les Richards, Béliveau, Plante, Sugar Ray, Morenz, Horton, en somme les vrais héros de ce jeu purement canadien. L'époque où il y avait 6 équipes, que le salaire ne franchisait jamais plus de 2000$ par année, ça c'était du hockey.

Mon père collectionnait les calendriers des canadiens de l'époque, les Hockey News et les affiches et programmes de joutes, il prenait un plaisir incroyable de m'expliquer les joutes de la coupe Stanley et les moments mémorables. Nous avons passé des soirées à écouter des reprises de jeux sur vidéo cassettes avec un verre de Black Label dilué avec du jus de tomate et un peu d'eau. Je regardais les joueurs qui, sur la glace semblaient donner leur maximum, comme si en bout de ligne leurs vies étaient mises à l'épreuve. Ça, c'était du hockey.

Dans 30 ans, quand les joueurs multi-millionaires seront rendus à un âge sensiblement avancé, je ne suis toujours pas certains que j'aurai le même respect pour eux que celui que j,ai pour les glorieux.

Souvenirs d'un lendemain

Fat Man Sleeping

Il semblerait, que pour certaines personnes, allez au resto. Le Grill ce n'est tout simplement pas aussi amusant que pour d'autres. Soulignons la tâche de vin sur le t-shirt du dormeur en question et son intolérence à l'alcool assez minable pour un homme de sa grosseur...

WOW !

Voilà, c'était la fête à quelqu'un hier... mais qui donc ?

8.10.05

Bonne Fête Karl.

Douteux ?

À toi, le chanceux qui détient un des 5 emplois en communication à Trois-Rivières,
À toi qui prends pour toujours pour prendre une décision,
À toi avec qui j'ai partagé de nombreux repas en moins de 15min,
À toi, ensemble nous avons osé affronter, défier et repenser le mouvement étudiant,
À toi, qui m'aura fait retomber en amour avec Weezer,
À toi qui a acheté ma Vino,
À toi, éternel amoureux de la musique, des femmes et de la Hoegaarden;

Bonne Fête !!!!
La vie à Trois-Rivières, mes années au Bacc. et mes dimanches soirs auraient été plates à mourrir sans ta précieuse compagnie.

6.10.05

D'la grande visite

Je me trouvais hier au lancement du DVD de Richard Desjardins, Kanasuta, enregistré en mars dernier à la magnifique salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières (à vrai dire, j'organisais le lancement en sol trifluvien dans le cadre de mon emploi, mais ce fut fait avec coeur et passion et je l'aurais bien fait de façon bénévole!).

Or, après un mot de m. Desjardins et un intéressant survol du DVD avec la réalisatrice vint l’inévitable période de questions. Une journaliste saisit donc l’occasion et demande à l’auteur, qui n’est habituellement pas friand des apparitions télé, si maintenant qu’il devra faire de la promotion il a l’intention de se rendre à Tout le monde en parle, espèce de clin d'oeil aux événements des derniers mois. La réponse fut néanmoins intéressante connaissant l’histoire "d'amour" qui unit Guy A. Lepage et Richard Desjardins:
«J’ai été invité, souvent, mais non je n’irai pas. Et il faudrait que leurs recherchistes comprennent qu’une invitation, c’est une invitation… pas un sub-pennat ! »
Cinglant, mais oh combien réaliste et bien dit au sujet d’une émission qui frappe allègrement sur ceux qui osent refuser leur « invitation ».

La meilleure partie de la réponse demeure la suite :
«Parallèlement, j’ai été invité cette année à remettre le Félix de l’auteur-compositeur de l’année à l’ADISQ (sourire en coin bien senti) ; j’ignore cependant ma réponse et si je vais y aller, vous savez, on est pas toujours à Montréal dans la vie. Parfois, on se trouve ailleurs, pour donner des spectacles par exemple… »
Un commentaire on ne peut plus clair qui vient fermer la boucle sur les tristes événements de l’an dernier et prouver une fois de plus le talent d’orateur de l’un des plus brillant poète/auteur compositeur/ chansonnier/ activiste que le Québec ait connu.

Finalement interrogé un peu plus tard sur les raisons d’enregistrer à Trois-Rivières plus qu'ailleurs ce qui sera probablement son unique DVD à vie (il déclarera d'ailleurs qu'il n'aura bientôt plus le choix de s'acheter un lecteur et d'apprendre comment ça fonctionne!), Richard Desjardins répondra qu’en plus de la beauté légendaire de la salle et l’équipe technique reconnue pour être exceptionnelle,
« Je ne sais pas si c’est à cause de vingt ans de Festival de la poésie, mais le public de Trois-Rivières est particulièrement allumé. Il embarque vite dans mes textes et n’a pas besoin d’être réchauffé pendant 40 minutes ».
Une fleur pour les trifluviens en terminant! Puisse-t-elle pousser.

Trop d'efforts.

Mettre trop d'efforts dans un couple équivaut à une brûlure quasi instantanée. C'est ce que j'ai découvert hier soir. Alors que je croyais que tout roulait bien, une roche s'est garochée dans le pare-brise de mon couple, appelons le Charles-Philippe Rousseau. Un charmant ex-musicien devenu défendeur de la justice avec une badge SQ et fort probablement des pantalons camouflage en ce moment.

Je respecte entièrement Judy néanmoins je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'avoue en sanglots qu'elle avait eu un «coup de foudre» lorsqu'elle apperçue le grand Charles-Philip il y a deux semaines de ça à notre café-bar universitaire. Je m'attendais encore moins à ce qu'elle me dise qu'elle avait sortie avec lui au Presse café (où personne connais Judy), la fin de semaine dernière alors que j'étais entrain de donner des cours de voile sur le fleuve.

C'est drôle comme je me vois dans elle mais il y a de ça 3 ans, alors que je vivais mon «trip universitaire», rempli d'alcool, de filles et de longues soirées folles. Mais je n'aurais jamais cru qu'elle me ferait ce coup là en bas de la ceinture.

Elle m'avoue se sentir mal, mais en réalité c'est moi qui se questionne; qu'est-ce que je n'ai pas fait ? Un policier ? Qu'est-ce qu'il a de plus ? Voilà l'angoisse qui envahie mon corps, je sens arriver les trips de bouffe trop gras pour moi, le galvaudeux en moi qui prendra place sous peu, un résultat direct de cette dévalorisation si soudaine.

J'aurais dû m'en douter qu'il y avait de quoi, après tout pourquoi elle m'aurait donné des bas et une ceinture pour ma fête ?

Charles-Philippe continue de lui écrire, continue de l'appeler et il sait très bien que je suis dans la vie de Judy. Mais je suppose qu'une badge métalique brouille l'intelligence d'une personne dans le cadre de certaines actions. J'ai demandé à Judy de ne plus lui répondre, elle m'a dit oui, mais elle m'a également dit oui lorsqu'elle avait cessée de fumer et aujourd'hui elle fume toujours autant.

Putain. Le pire dans cette histoire pitoresque, c'est que je lui ai fait un massage hier avant de se coucher. Je l'aime merde et c'est ce qui me fait chier. (et toi aussi Charles-Philippe Rousseau).

5.10.05

Poésie trifluvienne #5

Lorsque tu es là je ne respire plus
Lorsque tu es absente je prends de l'air.

Lorsque tu parle je rêve
Lorsque tu rêve j'ère.

Lorsque tu m'embrasse je sens tes lèvres
Lorsque je t'embrasse je sens ta joue.

Lorsque tu dit «oui»
Lorsque tu dit «non»
Je dis «peut-être».

Lorsque tu dit «je t'aime»
Je dis «je t'aime».

-JP (1997)

Poésie trifluvienne #4

Une photo, une image,
Des mots visuels pour un monde si aveugle.

Talk about a CBC moment

4.10.05

The show must go on (ma vie en musique)

Je range l'impressionnante quantité de billets de spectacles accumulés sur mon bureau pour réaliser que l'année achève drôlement et que le temps file... mais aussi que j'aurai vu une impressionnante quantité de performances cette année. Je réalise aussi que j'en ai laissé passer une toute aussi surprenante quantité (je pense notamment à Brendan Benson, The White Stripes et The Silver Mount Zion Orchestra) et que d'autres seront manqués, notamment Matthew Good au Club Soda puisque je me trouverai à la prestation à guichet fermé de Wolf Parade au théâtre Plaza puis U2, malgré les efforts incommensurables de Mat et Xavier qui auront passés une nuit debout dans le froid au guichet Admission...

Il ne reste donc plus que Wolf Parade en octobre et Nine Inch Nails au mois de novembre et s'en sera probablement terminé pour cette année. Cependant, quand je regarde en arrière, je réalise à quel point l'année fut chargée et une récolte exceptionnelle, je tenterai donc d'en faire le décompte prochainement, mais des souvenirs me remontent déjà en tête...

Qui d'autre pourra se vanter d'avoir vu deux fois Weezer, en plus d'aperçevoir Rivers Cuomo faire du "air guitar" sur une performance des Pixies?
Avoir vu deux fois Bright Eyes au sommet de leur forme?
Avoir eu la chance de voir Arcade Fire dans l'une de leur trop rare visite dans leur terre d'origine?
Jospeh Arthur peinturer une magnifique toile tout en jouant?
Beck se déancher en pantalons roses et chemise bleu poudre accompagné de musiciens arborant des casques de robot?
Jay Jay Johanson parler de sa femme et nous jeter par extension sur le derrière en prouvant ne pas être gay?
Le spectacle "d'adieu" de The Dears?
Wilco et le génie de Jeff Tweedy par une température de 46 degrés avec le facteur humidex dans une salle pratiquement comble?
Ryan Adams jouer pendant trois heures des pièces d'un album pas encore paru et menacer de s'en prendre à quiconque ose lui tenir tête sur la scène et demander aux spectateurs de venir conter des blagues au micro sur la scène pendant qu'il s'asseoit s'ils n'ont rien de mieux à faire pendant qu'il engloutie au moins 3 bouteilles de vin au goulot à lui seul et ne retrouve plus les notes sur son piano?
Revoir Sigur Ros au sommet de leur art dans un endroit aussi classe et merveilleux accoustiquement que la Place des Arts?

Et ce n'est qu'un survol... je dresserai un bilan en décembre. Oui, l'année fut faste et je me rends compte qu'avec un emploi à plein temps je devrai faire de plus en plus de choix et devenir sage. La sagesse devient inévitable... et c'est pourtant quand on l'adopte qu'on prend des rides.

Sortez Véro de mon salon!

Mais qu'est-ce que Radio-Canada a fait?

Ce soir, la terrorisante Véro recevait les minables Respectables (tient, ça rime, ça doit être fait pour aller ensemble); bref, elle les passe en entrevue et leur pose une impressionnante quantité de questions insipides dans le genre "lequel de vous ronfle le plus?", lorsqu'à la saveur des réponses collectées elle s'exclame "Ça alors, vous vous respectez! J'ai fait un jeu de mots!" Et là toute la foule (parce que oui il semble que des gens se déplacent pour aller assister à l'enregistrement de ce truc), la foule donc se mets donc à rire à gorge déployée pendant que le petit orchestre joue une pièce drôle de circonstance!

À l'aide! Ramenez-moi mes nouvelles!


Dans un autre ordre d'idées, je tiens à spécifier que la semaine de la poésie que nous vous offrons l'est faite sans aucune prétention, elle est simplement là pour tenter de reproduire peut-être un peu sarcastiquement l'esprit de collage des mots improvisés dans lequel baigne la ville cette semaine... alors il devient plaisant de faire des exercices de style en 15 secondes et de se rendre compte en bout de ligne que ça donne pratiquement une composition profonde fonctionnelle qui pourrait être lue dans la fumée d'un petit café par un lunatique profondément dépressif à l'air parfois peu évolué ou inquiétant.
Bref, à ne pas toujours prendre au sérieux puisque, et c'est bien là notre force, nous ne nous prenons pas au sérieux dès le départ.

Poésie trifluvienne #3

Monkey see

Monkey do.

What I really mean,

Is I love you.

-jp

Hola  judy !

Poésie trifluvienne #2

Tendresse, sang et fourchette,
dents et feu.

Souper somptueux,
Steak alléchant.

Amour, cholestérol et vin rouge.
heureux je serai avec toi.


-JP

Poésie trifluvienne #1

Douceur. Amour. Nuit. Tendance. Lune.

Effroi !

Décapitation. Souffrance. Mort

Cycle. Continuité.

Tel un cœur, une vie.

Un incendie qui s’éteint.

Ton brasier.

Est parti.

-Karl

Dépression adolescente

Voilà ! C'est le 21e festival international de la poésie à Trois-Rivières cette semaine ! Un festival, qui semblerait-il est reconnu à travers le monde des poètes et des adolescents dépressifs. Cette année le thème roule atour de l'axe « Le futur a des yeux de femme», sans aucune cela fait fureur auprès des gens qui fréquentent le festival...?

Néanmoins, il faut tout de même reconnaître les efforts qui sont investis dans ce festival qui attire réellement une foule très spéciale, nous permettant de voir et de rencontrer des gens de partout qui aiment porter du noir et marcher seuls dans les ruelles le soir.

Sérieusement, j'aime bien l'idée que Trois-Rivières ait sont propre festival international de la poésie, je veux dire, après tout ça sonne davantage prestigieux qu'un festival du cochon ou de la galette sarasin.

Donc, en discutant avec Karl, je lui ai lancé à la blague que nous pourrions faire une semaine thématique sur le 321B! en honneur au FIPTR...ainsi est né la semaine de la poésie du 321Blogue!

Je vous invite a nous écrire quelques lignes dans nos commentaires ou de vous délecter sur nos poèmes romantiques, dépressifs, drôles ou sensuels. Bonne semaine de la poésie !

Ah oui ! J'aillais oublier, pour en savoir davantage sur le vrai Festival International de la Poésie...cliquez sur le lien !

3.10.05

Une importante page d'histoire qui se tourne

C'est dans moins de 28 jours que le quotidien Le Nouvelliste (propriété de Gesca) fêtera ses 85 ans... et en profitera pour passer au mode tabloïd.

Un changement majeur pour celui que nous avons toute notre vie vu traîner un peu partout dans la ville, sur des tables, dans des présentoirs, par terre dans d'innombrables salons, dans les mains d'un lecteur, bref ce journal est partout et sa marque de commerce pour le quotidien régional le plus lu était son format; sa grande imitation de son grand frère, La Presse, avec ses nombreux cahiers séparés et ses différentes unes, ses sections qui trâinaient séparées dans les restos et qu'il fallait reconstituées pour lire. Un journal qui malgré une qualité d'infographie parfois déficiente relevait d'une certaine classe.

Ce temps est maintenant terminé, les coûts auront finalement eu raison de sa façon d'être et voilà que le tabloïd viendra prendre place. Le journal continuera-t-il sa domination? Il est possible d'en douter. Le format viendra désormais rappeler d'autres compétiteurs plutôt moches, prendra inévitablement ou psychologiquement une approche sensationnaliste avec des unes obligatoirement frappantes, les rédacteurs des différentes sections perdont leurs couvertures respectives et la population se tournera peut-être vers d'autres ramassis de nouvelles tels le Journal De Trois-Rivières, ne voyant désormais plus de différence directe à première vue. Sans compter qu'il est fort probable qu'il coûtera le même prix pour un contenu réduit.

C'est souvent de cette manière que la fin débute. On tente un gros changement, le succès ne vient pas. Alors on coupe encore. Cette fois dans le nombre de pages, puis le nombre de journalistes. Ca ne fonctionne toujours pas puisque la qualité du contenu est réduite. Alors on mets plus d'articles de La Presse. Les gens ont déjà La Presse, alors on coupe encore, mais cette fois dans les jours de parution. Et là ça va mal, les gens oublient l'existence pendant les jours où il ne paraît pas... alors le lectorat est réduit à néant. La Presse, par contre, continue d'aller bien. Mais il faut continuer de couvrir la région et le syndicat ne laissera pas l'institution fermer. La solution finale? On se ramasse avec un insert dans le quotidien montréalais. Bingo! Plus de problème de distribution et les abonnements à La Presse viennent de doubler. C'est un scénario pessimiste, mais réaliste...

C'est donc après 85 ans de tentative d'être le meilleur et le plus crédible quotidien régional que Le Nouvelliste tente le tout pour le tout et passe à autre chose. Pour le mieux? L'avenir nous le dira. Mais permettez-moi d'en douter.

1.10.05

"I've played way too long, I'm totally breaking the laws"

- Joseph Arthur

3h du matin et j'arrive tout juste de la prestation de cet artiste au Club Soda à Montréal.
Un artiste, un vrai, intègre, muni de tous les talents, habile et crédible, que dire de plus? Il a joué si longtemps que nous avions presque hâte que ca se termine, ce n'est pas rien. Et il avait un immense tableau (encore plus grand que lui) installé à ses côtés sur scène sur lequel il peinturait un portrait plutôt abstrait à l'aide de multiples méthodes simultanément qu'il jouait la musique. Seul sur scène pour fabriquer absolument tous les sons, il a su transporter le public dans son univers bien personnel puis transmettre toute sa passion, autant musicalement que visuellement (avec un tableau qui en bout de ligne avait tout d'une oeuvre). Je vous en recauserai plus réveillé.

Bref, un artiste exceptionnel dans le vrai sens du mot comme rarement j'ai eu la chance d'en visualiser. Le mot le dit, il ne fait pas qu'interpréter, il fait de l'art; il redonne un sens profond et symbolique à ce mot (artiste) trop souvent utilisé à toutes les sauces.

Merci Joseph Arthur, mais surtout merci Pop Montréal pour une semaine fantastique!
Je vais faire de beaux rêves...


P.S.: Bonne chance Mat pour demain matin (à vrai dire, tantôt).