Tout a commencé il y a deux semaines. C’était un merveilleux samedi matin à Saulnierville, au loin je pouvais entendre les vagues qui frappaient les roches sur la plage et dans le ciel, pas un seul nuage, juste un gros soleil qui m’offrait un peu de chaleur. Je dégustais mon bagel matinal devant la télévision en écoutant les nouvelles du matin. Dans ma tête je planifiais ma journée d’épicerie et de magasinage (car le dimanche tout est fermé ici…). Quand tout à coups, sur ma jambe je remarque une petite graine noir. Au moment où ma main approcha la «graine», celle-ci sauta d’un coup sec au plancher. Mais qu’est-ce que c’est ? Je me suis penché plus près pour regarder et pour attraper l’insecte mais celle-ci sauta plus loin encore sur le divan. Une puce ! J’en croyais pas mes yeux. Il y avait bel et bien une puce. Ça ne pouvait être moi qui était infecté car je n’ai jamais eu d’animaux avec des puces et franchement je me maintiens tout de même raisonnablement propre.
Soudainement, je réfléchis aux habitudes de vie de la propriétaire de la maison que je louais. Elle avait eu un chien, il y avait un chat qui vivait dans le sous-sol et puis à l’occasion elle faisait entrer un chat de l’extérieur. Forcément l’un d’eux était l’habitat original de ces petites bestioles sautantes. J’ai donc entrepris le nettoyage total de la maison. Cela m’a pris toute la journée mais je croyais bien avoir gagné mon combat contre la puce ou peut-être même les puces.
Plus tard en soirée, je m’étais confortablement installé sur le nouvellement propre divan pour regarder un bon film. Pas moins de 5 minutes après m’être installé que sur mon avant-bras j’aperçois mon nouvel ennemi que je croyais mort. Je me lève donc et j’entreprends donc à nouveau le nettoyage du divan. Lorsque j’ai terminé, j’étais tellement fatigué que je suis tout simplement allé me coucher. Une journée de perdue.
(NDLR : Cette même soirée, j’ai eu la chance de tuer 3 perce oreilles dans la cuisine et puis 2 araignées dans la salle de bain)
Le lendemain matin j’étais confortablement installé dans le lit et je vérifiais mes courriels. Bizarrement, mon attention fut tourné vers mon couvre lit où j’aperçue et oui…la bête sautante. Rapidement, j’ai rebondi hors du lit, je pris toutes mes couvertes et je fonça vers la laveuse. Pendant que les draps étaient au lavage, j’entrepris de nouveau le ménage de la maison. Une autre journée foutue.
(NDLR : Ce dimanche-là, j’ai tué 2 guêpes qui s’étaient introduites dans la maison qui sait comment. Plus tard dans la semaine, j’ai découvert qu’il y avait un nid dans le toit)
La propriétaire de la maison n’habite plus en Nouvelle-Écosse, elle est déménagée dans l’Ouest avec son mari. Sa mère, qui devait agir en tant que «lien», travaille avec moi indirectement. Lundi matin au boulot j’ai abordé le problème avec la mère. Elle me dit que les insectes dans les maisons en milieu rural c’est une chose commune. Quand je lui explique la quantité incroyable d’araignées, perce oreilles et guêpes que j’avais affronté en une seule fin de semaine, elle me regarda comme si j’avais tout halluciné. Elle m’a offert de payer pour les produits nettoyants et désinfectants. Ce même lundi, j’ai entrepris mon 4e nettoyage de la maison avec des produits plus ou moins bons pour ma santé. Ma soirée fut couronnée avec le meurtre d’une araignée sur ma table de chevet.
Au courrant des deux dernières semaine, j’ai tué plus d’insectes que pendant toute ma vie à Toronto (où notre maison souffrait d’un problème de fourmis), et Trois-Rivières combiné. Je prenais une douche en me levant le matin, une le midi pendant les fin de semaine et parfois deux en soirée. J’ai tellement lavé mon couvre lit noir qu’il est maintenant partiellement gris.
Incapable de vivre de façon confortable dans la maison, j’annonce à la mère mes intentions de quitter le loyer. Selon la loi en Nouvelle-Écosse, je lui dois un avertissement de 30 jours. Comme nous étions vers la fin du mois, je lui indique que je vais partir plus tôt mais qu’en signe de bonne foi, j’offrais une compensation de 300$, acte que je n’étais pas obligé de faire selon le contrat de location signé. Mais comme je me sentais mal de quitter, je croyais que c’étais bien gentil de ma part. Bien entendu, la réaction de la part de la mère n’a pas exactement été des plus joyeuses. C’est bien normal, mais j’espérais plus de compréhension. Je crois qu’elle voyait mon geste comme étant une affirmation que le lieu de résidence de sa fille était mal propre…ce n’est pas la cas en soi, mais la peste persistante me dérangeais beaucoup trop. Je lui indique donc que je partais la fin de semaine du 29 septembre, me laissant donc la fin de semaine pour nettoyer et déménager.
Le 30 septembre au matin, exactement à 7 am, je dormais. C’est à ce moment que j’entends la porte se débarrer et des pas à l’entrée. J’entends quelqu’un cogner sur le mur de façon très brusque et de nulle part un homme se pointe devant la porte de ma chambre. C’était, j’ai déduis, le père. «You are supposed to be out of here, get your fuckin’ stuff out. » Je lui indique j’avais aviser sa femme que je partais cette fin de semaine, il semblait s’en foutre. «Fucking frog, get you and your fleas our of here.» Encore j’insiste sur le fait que je n’avais aucun rapport avec les puces mais il semblait ne pas être dans un état pour parler. «You better be out of here by the time I get back fuckin frog.» Il est parti par la suite laissant la porte ouverte. Ceci pouvait expliquer comment autant d’insectes sont rentrés dans la maison si à chaque fois qu’il est venu rendre visite à sa fille, il laissait la porte ouverte en sortant.
En moins de 45 minutes j’ai lavé ma vaisselle, passé l’aspirateur, fini mes boîtes et tout rangé dans mon Tucson. (NDLR : Tout est entré miraculeusement.) J’étais officiellement un sans abris, frustré de m’être fait appeler un «Fuckin’ frog», pour la première fois de ma vie. Jamais à Toronto ni ailleurs au Canada me suis-je fait appelé comme cela. D’autant plus que la femme de cet homme est francophone acadienne, j’imagine qu’elle n’aurait pas appréciée se faire nommer comme cela.
J’ai déjeuné dans un petit resto pas loin, j’ai appelé mon nouveau proprio, un américain qui est proprio également d’un motel dans la région, pour lui demander s’il pouvait me dépanner. Sans hésitation, il accepta volontiers de me remettre les clefs de mon nouveau chez moi. Ce petit geste était le plus beau moment de ma journée.
J’ai écrit ce texte assis dehors à une table de pic-nic faisant face à l’océan Atlantique. Il fait terriblement froid et je suis certain que mon portable apprécie l’air frais mais la vue est incroyable et dorénavant c’est également ma cours arrière. Il fait soleil comme le samedi matin où cette aventure a débutée. Je n’aime plus les samedis, mais aujourd’hui je fais exception.
30.9.06
Les puces et le «frog» (longue mais vraie)
26.9.06
L'avis d'un Président...
Le président Pakistanais Pervez Musharraf affirme entrevu à CBC que les Canadiens n’ont rien vus encore en terme de perte de vie de nos soldats en Afghanistan. Il compare sa perte de 500 soldats et ridiculise la réaction des Canadiens lorsqu’un de nos soldats décède. «Nous avons perdu 500 soldats et nous ne crions pas partout comme vous qui en avez perdus 2 (…)». Est-il juste pour un chef d’État d’affirmer de tels propos ? Connaît-il réellement le background canadien, l’attachement que nous avons envers les gens qui servent dans les Forces canadiennes. Que chez nous, un soldat ce n’est pas juste un gars ou une fille avec une arme à feu qu’on peut foutre dans un bordel et lui dit «Allez, crève pour ta religion parce que si tu n’y vas pas, ta famille vas mourir de faim et de toute façon, y’a en d’autres en arrière de toi qui peuvent te remplacer.»
Alors que certains affirment que le Pakistan ne fait pas assez d’efforts pour combattre les Talibans à sa frontière, le président Musharraf affirme que ses soldats sont les meilleurs pour la tâche, qu’ils sont habitués de faire la guerre. Ouais,bon…Entre vous et moi, envoyez ses troupes au front avec tout simplement des AK-47, un casque et un uniforme kaki sur le dos peut expliquer un taux de mortalité fort supérieur à celui des troupes canadiennes. Le ministre de la Défense, Gordon O’Connor, suggère au Pakistan de permettre des officiers ou des agents canadiens de s’installer à la frontière pakistanaise. Musharraf perçoit ceci comme un manque de respect et de confiance envers son gouvernement et il refuse catégoriquement la suggestion canadienne, qui pourtant pourrait aider à avancer la chasse aux Talibans dans les montagnes ou aux frontières. Pourquoi n’accepterait-il pas l’aide canadienne ? A-t-il quelque chose à cacher ?
L’OTAN reproche le même point au président Musharraf, sa contribution n’est pas suffisante et les résultats ne sont pas acceptables pour un acteur qui se retrouve dans une situation géographiquement importante. Musharraf signe et persiste, il fait tout son possible mais il ne veux pas l’aide de qui que ce soit.
25.9.06
Le clown est triste (et écrapout)
Mon intention se refroidit, littéralement, et après un saut dans la douche je me dis que définitivement je n’ai guère le choix d’utiliser ma voiture.
Je me rends donc au centre-ville où est situé mon bureau et ce faisant je constate exactement le même nombre de voitures qu’à l’habitude… sans exception. Aucune rue barrée, rien d’adapté aux piétons transfuges. Arrivé à quelques rues de mon stationnement, je suis arrêté à une lumière rouge lorsqu’un clown ( !?) m’aborde. Il est 8h20. Le clown aprement déguisé m’offre une fausse contravention en me déclarant d’un ton forain « vous savez c’est pas bien d’utiliser une voiture, encore plus sans passager ! ». N’y-a-t-il rien de plus frappable qu’un clown a 8h20 le matin ?
J’avais envie de lui dire que je possède pourtant un scooter qui ne consomme que 5$ d’essence par deux semaines et que si je le prends ce matin je vais mourir d’hypothermie, que mon sport/hobby préféré est la bicyclette et que je me véhicule avec chaque fois que je le peux, que je vais faire mon épicerie à pied pour ne pas utiliser ma voiture quitte à revenir en marchant avec cinq sacs dans chaque main, bref que je fais ma part ! Mais ca ne vaut même pas la peine de m’obstiner, tout ce que je lui réponds est que « habillée de même, ton message n’est pas très crédible » et elle de me répondre « hihihihihi hahahah hihi AAA euh euh ! »
J’ai conclue qu’il s’agissait d’un vrai clown, née clown et qui n’a rien d’humain.
Bref, qu’est-ce que cet axe de communication burlesque ? Depuis quand utiliser un clown comme porte-parole pour faire passer un message de facon crédible ? Lorsque McDonald’s veut nous dire quelque chose d’important, ils n’envoient pas Ronald s’exprimer en conférence de presse. Ils l’utilisent pour les fêtes d’enfants. Et à mon avis il y a peu d’automobilistes enfants. Alors c’est raté pour cette organisation de la Journée internationale qui vient de tomber sous la barre de passage en matière de crédibilité.
Et puis pourquoi organiser une journée sans voiture en plein milieu du mois de septembre alors qu’il fait trop froid pour utiliser quoi que ce soit d’autre ? Laissez-moi vous prédire un succès sans précédent… si la journée avait lieu en août.
23.9.06

Il pleut ici en Nouvelle-Écosse aujourd'hui...et quand il pleut y'a réellement rien à faire. Au menu; revue de films classiques de Woody Allen (Manhattan, Annie Hall), épicerie, gym et puis lecture. Une vraie journée remplie quoi. À chaque moment libre je ne cesse de penser à mes vacances de l'action de grâce et mon retour à Trois-Rivières.
C'est aujourd'hui le spectacle des Rolling Stones à Halifax. Toute la province est tannée d'en entendre parler. Bulletin spécial sur que fou les membres du groupe en arrière scène, quel resto à une salade nommé après le guitariste, quelqu'un a vu Mick sur le coin d'un rue ? Vite ! Une entrevue avec le chanceux...Même CBC tombe sous le charme en demandant aux téléspectateurs de leur envoyer leurs photos du show. C'est la folie ! Forcément nous allons entendre parler des répercussions pendant la prochaine semaine voir le prochain mois. Mais comme il pleut également aujourd'hui à Halifax, j'ai bien hâte de voir comment ont su affronter Dame nature...
22.9.06
Fusions universitaires dans l'air...
La ministre de l’Éducation en Nouvelle-Écosse, Karen Casey, a invité les université de la province à commencer à réfléchir à de possibles fusion et fermeture de programmes. La cause derrière cette demande serait la diminution de la population/clientèle.
21.9.06
Un peu de chez nous ...chez nous.

A vice-director from the University was kind enough to bring me back a dozen bagels from Montreal back here in Saulnierville, Nova Scotia. Here I am, proudly posing with my oh-so-yummy oven baked bagels. I'm feeling homesick now...
17.9.06
This just in- Hope of the States are out...
We once saw this powerful band in a room with no more than a 100 people. What could have been a disastrous exprience turned out to be an amazing show since the band played the entire show and kept a real professionnal attitude through it even tho their motivation probably was around -10.
Thanks for everything guys and hope you realize you had an impact on this side of the ocean too. Guess I'll have my signed setlist framed now.
Le jour de la marmotte
S'il y a une chose de triste au Québec, c'est notre tendance à parfois étirer la sauce sur des nouvelles qui percutent les gens, et cette semaine n'y fait pas exception. Comme un village où le magasin général brûle et affecte l'avenir de celui-ci, le Québec étale ses désillusions et les fait grandir sans fin.
La tuerie de cette semaine est un événement horrible, triste, et jamais souhaité. Mais elle demeure l'oeuvre d'un désaxé, perdu, solitaire et sans repères qui a agit sous le coup de la vengeance non fondée et d'une impulsion de reconnaissance. Alors pourquoi continuer depuis plus de cinq jours (!) à faire l'analyse du mouvement gothique? À décrire de fond en comble la psychologie des amateurs de musique métal? Cela n'est qu'accessoire dans la tragédie... les gothiques existent depuis des décennies, pourtant il s'agit du premier drame en terre québécoise à en mettre un de l'avant, et mon frère, qui pourtant vit dans l'Ouest et mange du Mégadeth, a peine a utilisé une arme pour chasser. Tant qu'à faire l'analyse d'un mouvement, il faudrait aussi parler de ce dont le hip hop fait la promotion et des chansonniers troubadors déprimés qui parlent de suicide dans chacune de leur pièce. Nous débordons de l'acte de façon incensée. Et maintenant les médias y vont des campagnes de peur en déclarant que cela pourrait arriver n'importe (c'est tout à fait vrai, pas besoin de nous le rappeler) et surtout en reproduisant des déclarations du type "J'ai peur de de retourner sur les bancs d'école". Allons donc, cet homme, qui est décrit depuis le début comme un solitaire, a agit SEUL et il est MORT. Il ne ressucitera donc pas lundi pour venir achever son travail... Il faut cesser de faire paniquer les gens, c'est bien là la priorité.
Toutes ces analyses font dévier le débat de ce sur quoi il devrait véritablement nous ouvrir les yeux: la facilité pour quiconque à se procurer une arme. Il faut remonter à la source, et là les médias demeurent en plus pure surface. Et développent une ignorance face à une culture différente et marginale mais pourtant tout sauf violente envers le commun des mortels.
Le résultat n'en est que plus triste et nous continuerons à entendre des commentaires aussi impertinents qu'injustifiés comme ce que nous avons entendus toute la semaine: "Ce jeune s'habille entièrement en noir, il doit être dangereux". Petite note pour tous les porteurs de ce discours: Johnny Cash était surnommé "The man in black" et pourtant, à ma connaissance, il ne tirait pas sur les foules pendant ses prestations.
L'habit ne fait pas le moine, essayez de voir un peu plus loin...
13.9.06

Un coups de fil à Judith «Ta soeur vas à quelle collèege?», elle me confirme que ce n'est pas Dawson. Je respire un peu mieux. Toute l'après midi j'écoute les nouvelles à la radio, c'est sur les lèvres de tout le monde au boulot. Comment ne pas y penser. Comment ne pas se demander ce qui est passé par la tête de ce mec...
11.9.06
...
Le 11 septembre 2001, j’étais un jeune homme pour qui l’avenir n’était pas une priorité. Mon couple fonctionnait, je n’avais pas à me plaindre, j’avais un boulot que je n’aimais pas à la folie mais qui m’aidait à payer mes comptes et j’allais enfin terminer mes études collégiales à la fin de la session d’automne.
Judith m’a raconté l’histoire de ces parents, qui, le 11 septembre 2001, se retrouvaient à New York. Son père, avait d’ailleurs une rencontre de planifiée avec une connaissance au WTC ce matin là. Mais voilà que pris par le démon du midi, les parents de ma copine avaient décidés de succomber à leur passion et d’entreprendre une partie de « monopoly » version adulte. Leur passion leur aura causé un certain retard et ils sautèrent dans un autobus pour se rendre au centre-ville de New York pour se rendre à la rencontre planifiée. Alors que l’autobus était pris dans un embouteillage sur un des nombreux ponts menant au centre-ville, les collisions avec le WTC eurent lieux. Judith, alors jeune étudiante de première au Cégep prise connaissance de la situation uniquement en sortant de son cours. Alors qu’elle entra enfin en contact avec parents, il vas de soit de dire qu’elle était très heureuse de savoir que ses parents s’étaient laissés tentés ce matin là.
8.9.06
La guerre de l'Ouest... en Orient
Je maintiens mon point initial que cette guerre n’est pas celle des canadiens, mais celle d’un PM imbus qui désire mettre de l’avant un agenda de rapprochement avec le gouvernement américain en vendant aux canadiens une guerre comme un gros bonbon technologique. Seulement ce n’est pas le rôle des canadiens qui se sont bâtis une enviable réputation de faiseur de paix.
David Cross, un stand up américain, déclarait « I’d like to go abroad, I’d like to expand my horizons, but I cant, ‘cause I have an american flag on my backpack, and everybody hates us again! ». C’est ce que l’on veut pour notre pays pourtant si plus libre que nos voisins? Être une succursale des américains qui fait le ménage comme sous contractant à leur solde ? Ou nous voulons revenir à une époque de type pas toujours si glorieuse des Libéraux où au moins nous savions dire non et affirmer notre souveraineté ? Tant qu'à moi, je préfère le rôle de leader à celui de petit caniche de poche. Et tant qu'à essayer de prendre le devant, j'opte pour le faire sur le front de la pacificité.
7.9.06
En direct
McLuhan affirmait que grâce aux médias électroniques, le Monde, bien que séparé géographiquement, deviendrait un «village globale». Bien entendu, nous savons maintenant à quel point Internet, les téléphones cellulaires, les satelites, les portables etc... réussisent à notre réunir tous ensemble bien malgré les frontières qui nous séparent.
Bien que je sois né au 20e sciècle et que j'ai vécu la pénétration d'Internet dans notre quotidien, encore aujourd'hui, en 2006, je suis émerveillé d'entendre la voix de mes collègues trifluviens en direct de Trois-Rivières...pendant que eux jasent à la radio, moi je leur fait parvenir des textos et aussitôt la réponse sur les ondes. Vive la technologie !
Notre guerre ?
J'ai écris quelque part sur ce blog que je croyais à notre mission en Afghanistan. J'ai écris que la réalité d'une opération dans un territoire comme celui où les soldats canadiens sont postés est parfois difficile à comprendre pour un public habitué de voir ses soldats dans des rôles plus modérés. Je ne regrette en rien mes dires, j'étais, au moment où j'écrivais ces lignes, certain que notre mission avait un rôle spécifique, un rôle important. Aujourd'hui, plusieurs semaines, plusieurs mois plus tard, je me dois de réviser ma position.
Je ne crois pas que le rapatriement total des troupes canadiennes soit la solution. Je m'explique: nous avons effectué dans le passé une chasse au Talibans, les forces de la coalition avaient jadis réussis à remettre en semblant d'ordre dans un pays où l'ordre n'existait que selon les règles des Talibans. C'est là, à ce moment là que nous avons omis à nos devoir. Que nous n'avons pas fait ce qu'il devait être fait; de la réelle reconstruction. Nous avons laissé un semblant de gouvernement prendre place. Un gouvernement sans aucun réel pouvoir et surtout sans aucune force de cohésion sociale. En premier lieu, le rôle original de reconstruction des forces canadiennes nous allait à merveille. Mais certaines personnes croyaient, semblerait-il, que notre rôle n'était pas assez «actif». Est-ce que c'est les épaules dorées au quartier général du MDN ? Monsieur Harper ? Qui sait. Chose certaine, la mission actuellement en place est totalement différente de la mission originalement entreprise.
Back to square one. Les Talibans sont encore là. Ils sont toujours armés et ils veulent reprendre contrôle. Bien entendu, dans un pays où il n'y aucune ordre social, où la pauvreté surplonge sur une population qui doit survivre, reprendre le contrôle n'est pas très difficile. Pourquoi personne n'avait prévue un retour du levier ?
Le nombre de décès au combat me prends par choc. Je ne crois qu'aucun militaire ou civil ou col blanc dans un bureau à Ottawa avait prévu un impact comme celui que nous vivons actuellement. Je ne crois pas qu'ils avaient calculé le risque adéquatement. Je ne crois pas que devrions être là à faire le boulot que l'armée des États-Unis a mal fait. Pourquoi devons torcher le derrière d'un peuple qui se prends déjà pour le nombril du monde.
La face du Canada change aux yeux des différents pays à travers le monde. Certains diront que pour une fois, nous sommes debouts, là, sur le front, dans l'action. Hourra! Mais ce n'est pas parce que nous sommes à l'avant que nous sommes les plus intelligents. Regardez le premier ministre, son siège à la Chambre des communes est bien situé dans la première rangée du côté du gouvernement...et il est bien loin d'être le plus futé dans cette chambre.
Nous devons être leaders, oui. Mais à quel prix ? Le sang des canadiens en uniforme n'est pas un prix acceptable pour une guerre qui n'est pas la nôtre.
4.9.06
3.9.06
2.9.06
1.9.06
Fini les bikinis et la bière.
Forcément un coup bas pour les agences québécoises de pub, l’industrie québécoise de l’alcool s’est doté qu’un code d’éthique pour ses pubs. Il sera désormais interdit aux entreprises d’utiliser la teneur en alcool comme argument, ni le sexisme (dans une pub de bière y’a pas de sexisme voyons donc !), ni d’évoquer la performance sexuelle ou lier l’alcool à la réussite sociale. Également, la pub ne peut être attrayante pour les moins de 18ans et interdit les entreprises d’offrir des rabais ou promotions qui pourraient être liées à une consommation excessive ou rapide.
Conclusion: les créatifs des agences devront se forcer pour trouver autre chose que des belles filles dans un chalet ou des jeunes dans un concert rock.







