4.9.07

FEUQ - Quand ça revient toujours à la même chose.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir un article sur Cyberpresse ce matin qui me dit qu’actuellement trois associations étudiantes songent à quitter les rangs de la grande famille estudiantine qu’est la Fédération étudiante universitaire du Québec, connu par tous comme la FEUQ.

Ce qui me surprend encore moins c’est que ces 3 associations sont des assos d’universités e région. UQTR, UQO et UQAR songent à quitter les rangs de la FEUQ car : « Les positions de l'association locale ne sont vraiment pas celles que la FEUQ prône présentement », cite David Clément de l’UQO. Je me rappelle bien, lors de mon passage dans la politique étudiante, d’avoir dit à plusieurs reprises cette phrase. À un certain moment même, le conseil exécutif de l'association de l'UQTR était presque favorable à explorer les possibilités de se séparer de la FEUQ que l’on jugeait trop maternelle envers les associations régionales. Le mouvement avait pris de l’ampleur, nous avions même formés avec d'autres associations d'universités en région une simili-alliance nommée le Mouvement des Universités en région (MUR), j’ignore si le pseudo-regroupement existe toujours, mais chose certaine, cela irritait incroyablement les poids lourds de la FEUQ de voir les p’tites universités se regrouper sans eux.

L’idée de se séparer de la FEUQ est morte à l’UQTR quand la présidente, nouvellement élue, s’est faite courtiser par l’exécutif de la fédération et qu’une bonne portion de notre équipe s’est faite remplacée suite à des élections générales. Je dirais que Karl et moi étions dorénavant seuls à toujours pousser l’idée de la séparation. L’histoire vous la connaissez, quelques mois plus tard, nous avons démissionnés.

La FEUQ ne comprendra jamais donc qu’il faut réellement écouter ces membres et arrêter d’imposer une idéologie et un agenda qui reflète davantage les caprices des universités montréalaises et des membres de l’exécutif feuquienne.

La FEUQ doit également tenir compte de sa démographie en évolution. Les étudiants et étudiantes qui composent actuellement le corps étudiant actuel est composé de jeunes adultes qui nous arrivent directement de la génération des enfants-rois. Le « JE » est beaucoup plus important pour eux que le « NOUS ». Ainsi, un étudiant trifluvien est beaucoup soucieux de ses frais et de sa place de stationnement sur le campus que le sort qui est réservé à son collègue à l’UdM ou de l’UQAM.

Le mouvement étudiant québécois traversera ou je dirais même traverse actuellement une phase importante de son histoire. L’organisme qui se veut la voix des étudiants québécois doit être davantage rassembleur et doit changer ses messages, ses outils et sa façon de faire si non, c’est la population québécoise au complet qui paiera pour les retombées futures.

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