L'Empire Québecor fait preuve d'un manquement de jugement grave avec l'affaire Maxime Bernier et Julie Couillard. Le traitement apporté par les diverses équipes des composantes médiatique de l'Empire est absolument ridicule. Ridicule au point ou je me demande comment des journalistes, qui se respectent honnêtement, peuvent accepter de travailler sous de telles conditions.
Et je cite :"Les médias et les professionnels de l'information doivent être libres de relater les
événements et les commenter sans entraves ni menaces ou représailles." (Droits et responsabilités de la presse - Conseil de presse du Québec - section 1.2.2)
"Deux chefs de pupitre de TVA et LCN ont donc reçu la directive du directeur général des nouvelles, Martin Cloutier, de ne pas traiter de la nouvelle, dont il avait pourtant été question à la Chambre des Communes durant la journée." (Richard Therrien - Le Soleil)
Je comprends amplement le concept et les fonctions du chef de pupitre, voir même celui du propriétaire car je travaille en lien avec plusieurs propriétaires de petits médias qui doivent faire face à des décisions souvent difficile en lien avec le contenu - Mais règle général, je leur demande toujours si la nouvelle est d'intérêt publique. Elle l'est ? Alors vas-y ! Mais attention de ne pas tomber dans la nouvelle d'opinion. Simple non ?
Québécor, je cherche à comprendre exactement pourquoi, a voulu protéger quelqu'un. Peut-être PKP a voulu être gentil envers le ministre Bernier; après tout celui-ci l'a tout de même appelé pour son anniversaire. Gentil ce Maxime non ?
Mais bon - Honnêtement, monsieur et madame tout-le-monde vont s'en foutre que les machines à nouvelles de Québécor n'aient pas traités la nouvelle de manière acceptable. Pourquoi ? Parce qu'ils aiment Sophie Thibault, Pierre Bruneau et leurs amis. Ils sont sympa, des vrais de vrais au beau sourire et quelques Métrostars ou Artis derrière eux. Certains prendront peut-être même pitié pour Bernier et Québécor parce que là c'est le talk of the town. On essaye vraiment de comprendre qu'est-ce qui peut bien s'être passé.
La liberté de presse au Québec souffre grandement d'un virus nommé PKP.
Aujourd'hui, ironiquement, je siège sur un panel de sélection pour des postes de jeunes journalistes. À travers les quelques 30 cv que j'ai lu au cours des derniers jours j'ai remarqué le fort sens d'éthique qui règne chez ces jeunes de la relève qui un jour seront peut-être assis derrière les bureaux à La Presse, Le Droit, Le Devoir, Radio-Canada et tralala. Forcément ceux et celles qui se retrouverons chez un des media outlets de Québécor prendrons un coup en travaillant dans un milieu ou ton patron te demande de ne parler aborder un tel sujet car le boss d'en haut serait pas content... J'ose espérer que certains d'entre-eux se rappellerons des principes éthiques qu'ils m'ont écrit dans leurs lettres de présentations.
ZUT ALORS...
La relation du 321blogue avec le Journal de Trois-Rivières, ça n'a pas toujours été rose. Mon opinion et celle de Karl (je crois bien) a toujours été que cet hebdo n'avait rien d'un médium d'information crédible. Trop souvent nous avons vus du copie-collage de nos communiqués,
du copiage de textes originalement écrits par des véritables journalistes soit au Nouvelliste au dans un des hebdos locaux de la région trifluvienne, des faits non-recherchés, des sujets absolument absurdes, des jeux de mots loufoques, des titres ridicules et des photographies dont des enfants de 4 ans auraient pu faire mieux.
On apprends aujourd'hui que le Journal de Trois-Rivières sera enfin mis hors de sa misère. Fini. Capoute. Le communiqué de Sun Media (une filiale de Québecor) cite : "Dans un marché très concurrentiel, auquel s'ajoutaient des difficultés au niveau de la distribution, il s'est avéré impossible de rentabiliser les opérations. Diverses avenues de relance avaient récemment été évaluées, mais aucune d'entre elles n'avaient permis d'envisager un redressement de la situation"
Triste moment dans le paysage médiatique à Trois-Rivières ? Non.
9.5.08
Manquement professionel...Québécor et la censure journalistique.
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