Pendant la soirée électorale d'hier, j'échangeais des textos avec ma copine dans le grand Nord. Je lui expliquait au moment où Obama ne disposait que 200 voix et McCain 148 qu'il était possible de déclarer Obama comme vainqueur déjà car la Californie était sur le bord de dévoiler ses résultats et c'était là un état pratiquement plaquée Démocrates. Avec les votes de la Californie, Obama ne serait qu'à quelques votes du 270 votes magiques qu'il avait besoin pour être déclaré gagnant.
Au moment où Obama a été déclaré vainqueur, Judith m'a envoyé un texto inscrit : "It's official, the US now has a black President.", faisant référence à une discussion qu'elle avait eu ultérieurement avec son paternel qui lui disait qu'il y avait tout de même une minuscule possibilité que les citoyens américain ne veuille pas voir un afro-américain à la tête de leur nation. Mais voilà, c'est maintenant chose faite.
Le moment que j'attendais le plus c'était bien entendu le discours d'Obama. Pendant cette longue campagne, j'ai pris un plaisir fou de l'écouter parler. Il a don celui-là pour les discours- mais je ne vous dévoile absolument rien j'en suis certain.
Son discours ne m'a pas déçu- il devait faire comprendre aux américains, que tout n'allait pas changer le lendemain de son entrée à la Maison Blanche. Il l'a clairement dit. Il devait inviter toute la population à y mettre les efforts nécessaire et il l'a si bien exprimé et puis finalement, il devait nous faire pleurer - et puis oui, il l'a fait.
J'avais la chaire de poule, les poils sur les bras droits debouts et peut-être quelque uns sur ma tête aussi tellement j'étais plongé dans le moment. J'ai su retenir ma larme jusqu'à la dernière minute, mais quand il nous a sorti l'histoire d'une électrice de 106 ans c'est là que j'ai craqué.
Je n'ai pas connu JFK, j'étais trop jeune pour comprendre à l'époque l'impact de Trudeau et qui il était - depuis ces temps, les jeunes adultes de ma génération, nous cherchons ce modèle de personnage qui nous inspire et Obama c'est clairement "Notre" JFK.
Obama Celebration NYC from Diane Paragas on Vimeo.
Notre tour...
...mais un point à ce sujet...J'en ai déjà discuté ici et c'est là un point qui continue à me chicotter, nos leaders politique n'ont pas cette flamme du changement. Ils sont clairement dans le jeu depuis bien trop longtemps et malheureusement, ils ne savent plus comment transmettre cette passion pour l'engagement social, pour le changement de notre société. Les élections qui viennent d'être déclenchées au Québec nous le montreront, les mêmes faces, les mêmes idées, les mêmes discours monotones. Rien d'inspirant et vous le verez bien le jour du scrutin. Si uniquement 40% des canadiens ont pris le temps d'aller voter lors des élections fédérales, il faut croire que les québécois v'ont s'en foutre encore plus des élections provinciales. Est-ce que Jean Charest saura nous allumer ?
5.11.08
Notre JFK.
3.11.08
Dear USA, Please don't screw it up this time.
Nos voisins du Sud éliront demain un nouveau président. Soit un jeune (c'est relatif comme qualificatif) démocrate aux idées nouvelles, à l'énergie débordante et aux discours inspirants...ou bien un ex prisonnier de guerre qui voulait dire les choses vraies au p'tit peuple et qui ne sait pas combien de maisons il est lui-même propriétaire...Difficile le choix.
Les yeux du monde entier seront tournés vers les É-U demain- auront-ils l'audace d'élire le premier Président noir ou bien le duo McCain-Palin ? Le changement ou bien les tactiques et manières de faire républicaines ?
Alors qu'une majorité de canadiens se disent en faveur pour Obama et je crois que cela vas pour la majorité des citoyens du Monde, je ne peux m'empêcher de me demander comment seront les relations Canada-USA avec Harper comme premier-ministre et Obama comme Président.
Bon, j'avoue que Stephen Harper dans sa situation actuelle de minoritaire, ce sera pas nécessairement bien placer pour faire reigner son agenda conservateur mais il reste qu'il y aura un certain clash entre Ottawa et Washington DC maintenant...au fait je dis "maintenant" comme c'était acquis que le gagnant sera Obama, mais comme on l'a vue en 2004, n'importe quoi pourrait se passer demain.
...de mon côté, et bien je vais débarquer à Montréal sous peu- eh oui, en plein sur Ze Plateau en plus. C'était mon premier choix de quartier, mais ça adonne que j'ai un option de logement rapidement et relativement abordable là-bas. Il me reste maintenant à y aménager et me dénicher un petit quelque chose pour et bien, subvenir à mes besoin :) et payer le loyer surtout. So watch out Montréal, here I come.
19.10.08
Bonjour le Soleil - Aurevoir Dion.
C'est un dimanche ensoleillé en sol trifluvien; après un bon samedi soir en ville et une longue marche au parc de la Mauricie ce matin avec Penny, je prends ça relax cet après-midi au café. Comme toujours, le centre-ville déborde de gens, car les derniers rayons chauds du soleil font sortir les gens de leurs cachettes. On pourrait se croire au printemps mais malheureusement, nous le savons bien trop que dans quelques semaines, la neige nous tombera sur la tête.
Demain, lundi, Stéphane Dion sortira enfin de Stornoway, à ce que j'ai entendu dire, il ne s'est pas rasé depuis sa défaite, ne mange plus et n'est pas sorti de sa bibliothèque non plus. Ça risque d'être beau à voir !
Blague à part, Dion nous annoncera vraisemblablement sa démission en tant que chef du parti libéral. Une grosse surprise ? Non, pas vraiment. C'est ce que nous supposons tous, mais encore là, comme il l'a fait lors de la dernière course au leadership, il pourrait tous nous prendre par surprise et annoncer autre autre demain...mais vraiment, tout semble pointer vers une démission.
Mais il ne faudra tout de même pas qu'il disparaîsse à jamais. Stéphane Dion a de bonnes idées, c'est au fonds, un bon Jack mais juste pas un bon Chef. S'il démissionne, j'aimerais quand même le voir actif au sein du parti et non pas se contenter de se pointer en chambre de temps en temps et de recueillir son chèque de député comme Paul Martin l'a si bien fait suite à sa défaite.
Les libéraux devront à nouveau faire une introspection sur l'avenir de leur organisation. Clairement, le Tournant Vert n'était pas ce que nous voulions entendre. Il manquait du mordant à la campagne, de la simplicité aussi par rapport aux messages envoyés et surtout de l'entrain. Je l'avoue, depuis des années, je délaisse lentement ma relation avec le parti car je n'ai plus l'impression qu'il réponds à mes attentes - et à cette élection, rien n'a changé. J'avais l'impression de voir la même chose, un brin réchauffé avec quelques épices de plus.
Comme Jean-Eric Guindon me l'a si bien dit dans les commentaires du blog "Maman...c'est fini!" : "Le parti devra à mon avis essayer de se recentrer: ce n'est pas juste les libéraux de Toronto qui doivent faire valoir leurs idées." C'est là, le problème de tous les partis non ? Le PCC est grandement influencé par l'Ouest, le NPD par le sud de l'Ontario, le Bloc par Montréal - mais comment contrer cet effet d'influence ? Les libéraux devront trouver un chef qui saura être à l'écoute de tous et justement, pas juste Toronto. Peut-être les régions ? Les banlieux ?
En attente de l'annonce de demain, il ne faut pas oublier que nos voisins au Sud voteront dans environ 2 semaines - Nous pouvons supposer que ce sera Obama le grand vainqueur de la course. That wouldn't be a surprise. Mais voilà que M. Obama devra faire affaire avec Stephen Harper ici - qui a l'air des totons maintenant ?
Je vous laisse avec ce vidéo rap fort inspirant sur la campagne de Obama...Dion aurait forcément gagné s'il avait eu une vidéo cool comme ça sur le Green Shift...
Obama '08 - Vote For Hope from MC Yogi on Vimeo.
3.7.08
Libre!
Ingrid Betancourt est libérée enfin. Hourra, voilà une bonne nouvelle !
Prochaines étapes : Obama dans la maison Blanche, fin de l'invasion américaine en Irak, retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan, Harper défait dans des élections, dévoilement d'une voiture hybride abordable, fin des tensions géo-politiques au Moyen-Orient et un emploi à Montréal pour moi.
Petit débordement d'enthousiasme ce matin...
21.5.08
Obama a remporté l'Oregon hier et toujours, Clinton refuse de lâcher prise. Je me demande parfois si, lorsqu'elle s'est lancée dans cette course, Clinton croyait que la nomination lui revenait par principe - qu'elle était acquise, car je doutes qu'elle prévoyait une telle lutte. Mais là, il est peut-être temps de lâcher prise car ça commence à être ridicule et elle cause plus de tord à son parti que d'autres choses. (Une "étape majeure" pour Obama - Richard Hétu, Cyberpresse) Si vous jetez un coup d'oeil au "Hillary Clinton Deathwatch" à la droite de la page, vous remarquerez qu'il est maintenant à 0,7% comparativement au 1,8% avant les primaires d'hier, méchante descente!
Ailleurs dans le monde...ou bien finalement chez nous; je me prépare à vivre une mini aventure en planifiant quelques jours de vacances à Mistissini (non, pas Mistassini), non loin de Chibougamau où se situe la femme de ma vie. Jean-Pierre s'en vas dans l'Nord ! Je cours m'acheter un fusil de chasse pour me protéger du Sasquatch... qui semblerait-il est un habitant du coin.
15.1.08
Ironie de l'évolution
Parmi cela figure des revues et encore des revues dont un nombre épatant de Rolling Stone comprenant les "yearboook" des quinze dernières années. Je ne peux tout de même pas les jeter sans les feuilleter et voilà que je tombe sur un résumé de l'année 2004 et y découvre une entrevue de deux pages avec celui qui était à l'époque l'étoile montante du Parti Démocrate: Barack Obama. Une entrevue intéressante, mais surtout une citation claire, nette et directe que je tiens à vous partager:
R.S.: Are you thinking about Obama '08?Bob Dylan avait bien raison, encore et toujours The times they are a-changin.
B.O.: It is not going to happen, I dont intend to run for president in the next election.
Autre signe des temps, JP me transférait ce matin cet article qui était également publié sur Cyberpresse: Le vinyle pourrait enterrer le disque compact.
Je me rappelle très bien le moment où mon père a acheté son premier cd, une compilation du groupe America (d'ailleurs saviez-vous que cette pochette a été dessinée par Phil Hartman dans sa première vie d'illustrateur?) et il abusait de la pièce A Horse with no name. Il avait fait le saut directement du vinyle au cd sans passer par les cassettes, j'étais donc fasciné par cet objet qui ne possédait pas de ruban et s'écoutait à peu près partout. Plus tard, lorsque j'étais encore jeune et que nous écoutions un film dont le nom m'échappe et qui se passait dans le monde de la musique, je me souviens très bien que mon père m'ait dit que les amateurs "préféraient encore l'aspect sonore plus riche du vinyle au son froid du nouveau format cd".
Quelques années plus tard, mon père rangeait néanmoins pour de bon ses vinyles et moi j'achetais déjà plus de cd que lui. La théorie devait tout de même s'avérer vraie et les puristes ont conservé le vinyle comme objet sonore ultime et voilà qu'aujourd'hui, en tant qu'amateur collectionneur que je suis, ma consommation des deux formats est presque au même niveau - et ce même dans le cas des nouveautés. Conclusion: cette théorie tient la route. Le vinyle est beau, gros, intense, souvent produit en quantité limité et avec des artworks différents. Il vient régulièrement dans un format spécial de couleur ou transparent et avec un gros livret dont on se plaît à tourner les pages comme un livre. Mais surtout, il faut s'asseoir et prendre le temps d'écouter le vinyle dans l'ordre, de suivre l'enchaînement des pièces et se laisser transporter entièrement par l'oeuvre telle qu'elle a été conçue et ca, c'est bien là l'objectif ultime de tout artiste et de sa musique.

