Sébastien Proulx, député de Trois-Rivières et président du fan club "Les amis à Mario", offrait la semaine dernière une conférence de presse pour faire une mise au point au niveau du budget pour lequel son parti a voté en chambre, permettant aux Libéraux de demeurer au pouvoir encore un peu.
Premièrement, chapeau à Sébastien d'avoir réussi à convaincre le gouvernement de ne pas toucher au statut de région ressource dont profite la métropole mauricienne. Sa première grande victoire face à ce budget qui se veut un réel compromis pour tous...Le programme des régions ressources qui d'ailleurs s'est vue prolongé dépassé 2010, qui était à l'origine la dernière année du programme.
Sébastien, cité dans Le Nouvelliste affirme: "Ce que je vois, c'est qu'il y a plus d'argent pour la Mauricie une fois un crédit sur l'investissement installé après 2010 qu'il y en a maintenant avec le programme actuel. C'est avec des entreprises modernes qu'on sera plus compétitif et qu'on pourra diversifier notre économie".
Un autre point fort souligné par Sébastien ? Notre situation géographique. Merci, ça fait changement du "culturel" qu'on nous sert depuis des années. À vrai dire, ça change rien, rien du tout parce que la soupe à la "situation géographique" on nous la sert également depuis trop longtemps maintenant.
Essayons la diversification économique tournée vers AUTRE CHOSE que les pâtes et papiers en premier lieu et en deuxième lieu, vers quelque chose qui engendra une rétention des jeunes cerveaux en région. Nouvelles technologies ? Pourquoi pas...Mais on est déjà en retard. Ces "entreprises modernes" dont il est question... on les prends où ? Quand la modernité a appelée, Trois-Rivières était dans la douche et ne pouvait prendre l'appel.
Dans notre ère moderne, où une grosse portion des transactions et des affaires quotidiennes se font à partir d'un laptop ou d'un Blackberry, que ta ville soit en plein milieu d'un champs désert ou sur le bord d'un fleuve majestueux ne fait pas de différence si l'administration et le développement économique est diversifié, moderne, innovateur et stimulant.
Mais Trois-Rivières demeure un pit-stop pour les montréalais et les ontariens qui osent prendre la 40 pour se rendre à Québec. Le port est en déclin avec les fermeture des usines à Bécancour et des allumineries qui ne tarderont pas; les jeunes comme ma copine, Karl et moi-même, nous nous sauvons car ça sent le déclin dans le coin; les baby-boomers qui administrent a peu près tout ce qui bouge dans cette ville sont trop bornés pour voir ce qui se passe et même les politiciens se sont jusqu'à un certain point des illusions.
Plus ça change, plus c'est pareil. La région s'endort tranquillement. C'est peut-être le temps de nous sortir une bonne histoire de TGV pour accompagner notre soupe pâtes et papiers.
16.3.08
Parlons budget et Trois-Rivières...
1.6.07

Alright ! Pas d'élections ! Vous savez ce que j,aime dans toute cette situation: les critiques en politiques sont quasi tous d'accord sur le même point: où était donc Mario ?
Il n'a pas su jouer son rôle de Chef de l'opposition officielle. Il se disait peut-être que le Premier ministre viendrait le supplier à genoux de venir négocier avec lui ? Pas fous les Libéraux ! Ils savent bien que le PQ veut également voir l'ADQ retourner en 3e place, alors ils n'ont pas hésité à faire affaire avec M. Gendron et le PQ au lieu de Mario et sa classe de maternelle (oups). Bon alors là Mario, si vous avez le sens de l'observation, affiche la face d'un gars qui vient de s'en faire passer une 'tite vite.
C'est peut-être pas le meilleur des budgets au monde, mais bordel, écouter Mario qui tentait de se défendre au TVA avec Larocque c'était le meilleur 2 min de "bullshit" que j'ai vu depuis belle lurette. Pas capable de dire qu'il a gaffé dans sa stratégie. Quand Larocque lui a demandé de se donner une note sur 100 pour sa performance au long de cette "mini" crise pré-budgétaire, Mario s'est donné un gros 60... Pas mal sur la ligne ça. Je demeure alors sur la même lignée de pensé - l'ADQ doit prouver aux québécois qu'ils sont capables de faire autre chose que de "surfer" sur la vague du populisme, des accomodements raisonnables et des fantômes de l'Union nationale ancrés dans les régions.

