C'est quand on s'éloigne qu'on réalise réellement que le gazon est plus vert chez le voisin. Des choses ridiculement simple que je prends pour acquis dans ma nouvelle vie ne sont pas toujours facilement applicables dans la réalité trifluvienne que j'ai laissé derrière moi. Ma perception, après 1 an de recul de la Cité de Laviolette, m'apporte à me questionner sur la viabilité et surtout la survie d'une région comme celle de Trois-Rivières.
Vous le savez je crois, que j'ai toujours été un ardent défenseur pour la rétention des jeunes en région et j'y crois toujours aujour'hui mais j'ai l'impression que les babyboomers stagnants au pouvoirs ne font pas leur possible pour garder la relève en région. J'ai l'impression qu'on nous force à partir et de revenir plus tard... un jour peut-être. Bien entendu, cette situation ne s'applique pas à l'ensemble des jeunes - hélas, je dirais plutôt que c'est la relève intellectuelle - ceux qui travaillent avant tout avec leurs cerveaux qui sont chassés de la région. Lorsque je travaillais davantage sur des dossiers en lien avec la relève et l'éducation postsecondaire en région, il était souvent question du virage de l'économie locale vers une économie axée sur le "savoir". Je me suis toujours posé la question à savoir si Trois-Rivières pourrait un jour, réellement être soutenue par une économie basée sur le savoir. Sans tomber dans les statistiques trop trop, nous savons déjà que la population trifluvienne n'est pas des plus jeunes au pays et que le taux de diplomation universitaire n'est pas des plus élevé non plus...et ceux qui graduent partent...je peux vous nommer une dizaine de personnes uniquement dans mon entourage personnel qui, une fois leurs études universitaires complétées à l'UQTR, sont partis à l'extérieur de la région car rien moindrement intéressant était disponible.
Bref, j'ignore pourquoi je suis retombé sur ce sujet ce soir, c'est peut-être mes derniers petits séjours à Trois-Rivières qui m'ont fait réaliser que cette ville à le potentiel d'être tellement plus mais qu'elle ne prends pas les moyens pour s'y rendre...au fait, les acteurs de la région formeront une table de concertation pour discuter des futures tables de concertations pendant lesquelles ils pourront débattre du sujet de la relève, advenant le cas où la relève est encore vivante d'ici la fin de la période de consultation publique.
Voilà - ceci dit, Karl et moi sommes allés déjeuner au restaurant Angéline ce samedi, tel que promis, voici ce que j'ai à dire : J'ai toujours aimé Angéline pour le souper et les dîners d'affaires. J'adorais m'y rendre également le samedi matin pour le petit déjeuner mais là je crois qu'ils (le resto) ont atteint le fonds du baril...
- Le café était plus pâle qu'une tasse de thé,
- La nourriture était tiède et loin d'être à une température raisonnable,
- Nous n'aurions jamais reçus notre "entrée" de fruits si nous l'aurions pas rapellée à la serveuse,
- Sans le savoir, car notre serveuse nous l'a jamais indiqué, nous avons commandés un extra qui nous a coûté 2$ de plus au prix initiale,
- Une omellette au fromage fait avec une tranche de fromage jaune Kraft ça ne vaut pas 9$,
- Attendre 30min pour une déjeuner c'est trop long,
Bref, j'espère honnêtement que l'Angéline se reprendra en main car pour l'instant, mes déjeuners en sol trifluviens ne se tiendront plus là avant un bon bout de temps. Faut croire qu'après autant d'années à la tête des resto à Trois-Rivières, le restaurant porte-drapeau de la famille Cassar prends peut-être un peu l'eau...
Showing posts with label jeunes. Show all posts
Showing posts with label jeunes. Show all posts
23.9.07
Bonjour Lucie (ça vas bien en passant, merci de ton soucis, tes délicieux repas me manquent à la folie)
Labels:
angéline,
bouffe,
jeunes,
jeunesse,
mauricie,
politique,
relève,
restaurant,
Trois-Rivieres,
trois-rivières,
uqtr
Subscribe to:
Posts (Atom)

