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15.1.08

Ironie de l'évolution

Avec le déménagement qui approche à grands pas, nous sommes dans un sprint de boîtes et cela implique aussi dans mon cas un important ménage de tout ce que j'ai pu accumuler (ce qui n'est pas rien croyez-moi car je ne me débarrasse pas de grand chose!). Bref, je me suis donné un bon coup de pied et le "bac" à récupération est tout près de la porte et se remplit à une vitesse étonnante.

Parmi cela figure des revues et encore des revues dont un nombre épatant de Rolling Stone comprenant les "yearboook" des quinze dernières années. Je ne peux tout de même pas les jeter sans les feuilleter et voilà que je tombe sur un résumé de l'année 2004 et y découvre une entrevue de deux pages avec celui qui était à l'époque l'étoile montante du Parti Démocrate: Barack Obama. Une entrevue intéressante, mais surtout une citation claire, nette et directe que je tiens à vous partager:
R.S.: Are you thinking about Obama '08?
B.O.: It is not going to happen, I dont intend to run for president in the next election.
Bob Dylan avait bien raison, encore et toujours The times they are a-changin.


Autre signe des temps, JP me transférait ce matin cet article qui était également publié sur Cyberpresse: Le vinyle pourrait enterrer le disque compact.

Je me rappelle très bien le moment où mon père a acheté son premier cd, une compilation du groupe America (d'ailleurs saviez-vous que cette pochette a été dessinée par Phil Hartman dans sa première vie d'illustrateur?) et il abusait de la pièce A Horse with no name. Il avait fait le saut directement du vinyle au cd sans passer par les cassettes, j'étais donc fasciné par cet objet qui ne possédait pas de ruban et s'écoutait à peu près partout. Plus tard, lorsque j'étais encore jeune et que nous écoutions un film dont le nom m'échappe et qui se passait dans le monde de la musique, je me souviens très bien que mon père m'ait dit que les amateurs "préféraient encore l'aspect sonore plus riche du vinyle au son froid du nouveau format cd".

Quelques années plus tard, mon père rangeait néanmoins pour de bon ses vinyles et moi j'achetais déjà plus de cd que lui. La théorie devait tout de même s'avérer vraie et les puristes ont conservé le vinyle comme objet sonore ultime et voilà qu'aujourd'hui, en tant qu'amateur collectionneur que je suis, ma consommation des deux formats est presque au même niveau - et ce même dans le cas des nouveautés. Conclusion: cette théorie tient la route. Le vinyle est beau, gros, intense, souvent produit en quantité limité et avec des artworks différents. Il vient régulièrement dans un format spécial de couleur ou transparent et avec un gros livret dont on se plaît à tourner les pages comme un livre. Mais surtout, il faut s'asseoir et prendre le temps d'écouter le vinyle dans l'ordre, de suivre l'enchaînement des pièces et se laisser transporter entièrement par l'oeuvre telle qu'elle a été conçue et ca, c'est bien là l'objectif ultime de tout artiste et de sa musique.